11/03/2007

TOM ET SES CHUMS: LE BLOG OFFICIEL: TOM ET SES CHUMS À PARIS

J'ai eu le plaisir de redécouvrir Tom et ses Chums au festival Spasm. Pour ceux de mes amis qui ignorent encore de quoi il s'agit, je vous invite à vous rendre sur le blogue officiel, où les dix premiers épisodes sont visibles.

Drôle, touchant et souvent loufoque. À consommer sans modération.


TOM ET SES CHUMS: LE BLOG OFFICIEL: TOM ET SES CHUMS À PARIS

10/08/2007

Première semaine dans un nouvel appart

Il y a une semaine, j'ai enfin quitté l'appartement miteux et très cher que j'occupais sur la rue d'Iberville. Puisque j'ai traversé la rue Sherbrooke, me voilà officiellement résident du Plateau Mont-Royal, le quartier branché de Montréal. J'habite cependant à deux rues de mon ancien appart.

La fin de septembre et le début d'octobre ont été chauds, avec des températures presque estivales, mais le vent froid de l'automne semble maintenant installé. Je renoue avec l'inspiration et il m'arrive d'écrire de belles pages. Hélas, l'essentiel de mon temps libre passe à lutter contre la montagne de boîtes qui encombre mon nouvel espace vital. Avec les obligations bureaucratiques, les nombreux changements d'adresse et les achats essentiels, on peu dire que ma vie est avalée par ce déménagement. J'espère garder cet appartement longtemps.

9/14/2007

Un peu marre

Le Québec est schizophrène.

On croirait que tout va bien, qu’il n’y existe aucun problème. Ce doit être le cas, parce que depuis une semaine, l’ensemble de l’actualité se résume à deux mots: le vote voilé.

Alors qu’aucun musulman n’ait exigé quoi que ce soit, alors même que le nombre de femmes portant la burqua doit avoisiner le douze sur tout le territoire canadien et que nombre d’entre elles ne voteront probablement pas, un journaliste a eu l’idée de génie de demander au directeur général des élections si les femmes voilées pourraient voter sans découvrir leur visage. Hors, la réponse était connue: le même directeur avait prévenu les députés que la loi, telle que réformée, ne permettrait pas d'obliger un citoyen à s’identifier par une pièce d’identitée avec photo.

Donc, puisque la loi est ainsi faite, oui, une femme voilée pourrait voter.

En théorie.

Il y a lundi des élections partielles dans trois comtés. Les députés de tous les partis ont déchiré leur chemise et adopté une résolution voulant convaincre le directeur général des élections de briser la loi pour empêcher les femmes voilées d’Outremont ou du Saguenay Lac St-Jean de voter le visage couvert. Je serait fort surpris qu'une seule femme de ces comtés porte la burqua, mais qu’importe? Le sepctacle peut commencer. Les incompétents qui nous ont pondu une demi-loi crient «haro sur le baudet!», décidés à faire porter par un fonctionnaire consciencieux l’opprobre d’un scandale monté de toutes pièces, et concentrant toute l’attention du gouvernement sur un problème fantôme.

8/24/2007

Agents provocateurs... de rire!

Hé! Hé!

On sait depuis longtemps que la police emploie des agents provocateurs afin de discréditer les mouvements pacifiste, en les faisant passer pour violents. Mais maintenant, grâce à Internet, il faudra qu'ils deviennent plus subtils, au risque de sombrer dans le ridicule le plus achevé. Voici la vidéo la plus drôle que j'ai vue de ma vie:

http://fr.youtube.com/watch?v=7S1nHvvkzvA&mode=related&search=

Il est amusant aussi de lire le communiqué de la SQ, qui dit que ses agents «d’infiltration» on été démasqués au moment où ils ont «refusé de lancer un projectile».

Dans une comédie, on aurait trouvé le gag trop gros. Merci à la vie de nous fournir de tels imbéciles!

8/22/2007

Un vent d'automne

Le temps s'est obscurci, a fraichi considérablement. J’ai renoué avec le bonheur que, depuis l’aube de l'enfance, j’ai toujours associé au vent d’automne. Avec ce vent, l’inspiration, et même la simple confiance, me reviennent.

J’ai eu mon premier coup de cafard concernant mon arrivée dans la grande ville. En cherchant un appartement dans le dédale des rues avoisinant mon chez moi, je me suis senti perdu, comme je l'étais jadis, enfant de la campagne jeté sur le pavé sale de la métropole. Avoir à travailler sur quelques contrats provenant de la région de Magog m'a rappelé la petite mentalité chauvine et exécrable de la région, et je ne m'ennnuie guère plus. Simplement, l'enthousiasme de la nouveauté semble être passé, et ce n’est probablement pas une mauvaise chose.

Renouer le contact avec mes vieux amis, qui avaient tous plus ou moins déserté pour Montréal, me semble conséquemment plus important.

J’ai pris la décision de gagner le concours littéraire de Radio Canada ;) Cinq mille dollars en prix ferait du bien à mon bilan au lourd passif, aussi j,ai quelques jours pour trouver une idée bien racoleuse et quelques semaines pour l’amballer dans des mots biens serrés (2500 mots, ça n'est pas du luxe).

J'écoute les démos du dernier D-Side. C'est fou ce qu’il peut y avoir de revival des vieux sons début quatre-vingt. La chanson des Editors m'a plu tout de suite.

Je pense souvent à ce blogue, si négligé. Plusieurs choses dans l'actualité me font bondir, et m'inspirent d'ailleurs pour mes écrits, souvent effroyablement pessimistes. J'ai beau professer la solidarité et la responsabilité sociale, mes écrits sont teintés de la volonté d'abdiquer, de vivre essentiellement pour soi et la petite partie de monde que nous pouvons grapiller. J’ai beau professer (et vivre intensément, pour ce que ça vaut) l'mour de mon pays et de ses habitant(e)s, j'ai du mal à situer mes écrits dans un lieu déterminer, à imposer à mon milieu les atmosphères et les émotions que j’y perçois pourtant chaque jour.


Il y aurait long à dire sur chacun de ces sujets, aussi je prend résolument la résolution résolue de venir remplir ce cahier plus souvent!

7/31/2007

Et on repart

Non, décidément, l'été est trop beau pour HeII. J'ai beau avoir écrit quelques pages convaincantes et une intrigue générale qui me plaît bien, je n'arrive pas à me mettre dedans. J'ai donc commencé à écrire la suite de «La Condamnée». C'est tout de suite plus fluide.

Le temps que je passe à travailler sur «Britannia», la partie de jeu de rôle que j'anime encore ce soir nuit certainement à mon travail d'écriture. Et il y a aussi toute la guérilla qui m'oppose à mon colocataire dès qu'il y a une facture qui rentre. Dès que j'aurai encore déménagé (une troisième fois en un peu plus d'un an), je devrais être un peu plus tranquille (quoi que plus pauvre). J'essaie de colmater cett5e fuite dans mon inspiration en faisant de la recherche historique pour un autre projet, que je couve depuis une quinzaine d'année, mais là encore, panne sèche. Il n'y a guère que «La Condamnée» et sa suite qui me tiennent devant mon clavier.

Parlant de suite, elle semble bien partie pour être semblable au premier tome: pleine de personnages disparates, de retours en arrière et de violence.

Heureusement, mon boulot est tout ce qu'il y a de reposant.

J'ai eu l'occasion de regarder quelques films de vampires assez médiocres. À bientôt donc pour des avis divertissants ;)

7/21/2007

Pauvre jean Rollin

Semaine chargée en émotions et en cinéma. Deux premières, rien de moins, avec à la clef un appel à la bombe et la présence presque énorme de Jean Rollin.

Le festival Fantasia, à part une présence envahissante de l'impérialisme anglo-saxon, c'est aussi un public de fans du médiocre bien senti, assumé, inspiré. Le chef de file du genre est peut-être bien Jean Rollin, qui a quelques décenies de films de vampire à petit budget, tournés avec une part égale d'amour et de naïveté.

J'ai donc pu voir l'agréable «Frisson des Vampires», film surprenant et pitoresque, où l'abondance de nudité gratuite n'a d'égale que la médiocrité des acteurs et de la mise en scène. Tout de même, il y a du coeur, des vampires adorables, de bonnes idées, une histoire et des erreurs de structure.

Je me suis déplacé le lendemain pour la projection, en première mondiale, de «La Nuit des Horloges», son dernier film, tourné avec un œil plus aguerri mais tout aussi affecté par un enthousiasme juvénile. C'est un film plus personnel, où le cinéaste parle d'abord de lui. Il y rassemble les acteurs et les personnages qui ont ornés son parcours cahoteux dans le monde des passionnés du genre. Hélas, sa beauté et son charme ne rachètent pas sa redondance et ses longueurs.

Tout de même, quelques applaudissements bien sentis on dû réchauffer le cœur de ce presque cinéaste modeste et chaleureux, si souvent conspué. Allez, Jean, ressère un peu le montage. Tu n'as pas perdu de fan dans tout égarement. Perdus dans la même forêt que toi, ils finiront bien par recroiser ta route.

7/01/2007

Début de ma trente-quatrième année

Me voici à la fin de ma première semaine de vacances. J’ai célébré jeudi mon anniversaire; me voilà plus âgé d’une autre année.

Alors que j’avais prévu passer la semaine à faire avancer HeII, je l’ai surtout utilisée à regarder la télé et désaouler. Le beau temps m’enlève toute envie de me plonger dans une atmosphère lourde et déprimante. Je vais peut-être me mettre à l’écriture d’un roman de plage, avec des zombies surfeurs et des vampires qui se font bronzer à la lumière de la lune.

Mon coloc ne paie peut-être pas les factures et le loyer (si tu lis ces lignes, cesse de trouver des explications, je ne les crois plus), il m'incite néanmoins, par son exemple en écriture forçonnée, à m’activer un peu. Écrire quelque chose, n'importe quoi.

La semaine qui s’ouvre au bureau promet d’être mouvementée: une semaine de retard à cause des vacances, une augmentation à demander (c’est la première fois que je devrai en demander une) et des structures à changer, afin de rendre le département plus efficace, mais sans en parler au superviseur, qui tenterais de nous en empêcher pour prouver son utilité.

6/09/2007

Petit arrêt à la Banquise

Petit arrêt à la Banquise, institution de la rue Rachel, renommée pour sa poutine excellente (dans la mesure ou frite, sauce brune et fromage en crottes puisse rejoindre la gastronomie).

Je profite du temps ensoleillé (mais pas encore suffocant) pour prendre l'air. J'ai fait mon premier arrêt au fameux parc Lafontaine, où j'ai pu profiter d'un duo de guitares envoûtant et d'une vue imprenable sur les premier bikinis de la saison. Après avoir, bien entendu, couvert mon crâne nu de la crème solaire la plus puissante que j'ai pu trouver.

La beauté de ce temps n'est malheureusemnent pas en très bonne corrélation avec les idées déprimantes d'histoires qui me trottent dans la tête. Un suicide symbolique, une fuite de l'enfer et la naissance d'un monstre au creux de son chez soi.

Je me suis aussi acheté un carnet à croquis. Mon travail insatisfaisant me donne l'envie furieuse de création visuelle, n'importe laquelle.

Voilà donc tout ce qui se passe sur la planète Philippe. À vous.

5/31/2007

La glace me brûle

La glace me brûle.

Je vis environné de cette glace, et les gens ne me voient plus qu’à travers elle. Elle m’emprisonne, trouble mon sommeil, empèse ma solitude. Lorsque je me déplace, c’est en traînant cette forteresse avec moi. Elle pousse l’audace jusqu’à s’immiscer en moi, saisir mon estomac et le serrer dans ses mains de glace. Puis, d’une des griffes aiguës qui les garnissent, elle chatouille mon cœur, menaçante, pendant que celui-ci se débat, tente de sortir de cette cage d’os qui ne lui offre qu’une protection illusoire.

Je ne peux dire quels moments je redoute le plus, entre celui où, pressé de toute part par cette glace brûlante, je reste debout, à moitié étouffé et incapable de penser à autre chose qu’à toi, ou celui où, comme se détachant tout à coup de l’effroyable banquise de tous les amours, je suis secoué jusqu’aux larmes, souffrant au point de n’arriver à le dire.

Devant toi, pourtant, toute cette glace chauffe encore plus, au point de fondre et de libérer mon corps avide de ce répit. J’ai beau t’aimer à cœur rompre, je n’ai besoin de rien d’autre que cela: ta présence, et ce soulagement.

5/27/2007

La boule à zéro

Au début, j'avais un peu l'impression d'être devenu le sosie de Charlie Brown.

Après presque vingt ans à porter les cheveux longs, j'ai pris la décision (un peu angoissante) de me faire tout raser. La calvitie faisait patiement son travail de sappe, j'en avait un peu marre de voir l'édifice s'écrouler. Alors pouf!

C'est curieux de voir comme la coupe de cheveux peut changer quelqu'un. En revenant de chez l'amie qui a fait le sale boulot, [ ;) ] je me sentais presque étranger à la musique que j'écoutais. Comme si le fait de ne plus avoir de cheveux m'empêcherais d'écouter Sisters of Mercy (t'en fait pas Alex, je crois que c'est curable). Curieux, d'autant plus que je viens d'adopter la coupe d'Eldritch :)

Autre constatation: je croyais que je ferais encore plus peur au gens, mais c'est clairement le contraire. Avant, les gens s'écartaient spontané.ment de mon chemin. Les femmes attendaient que je sois sorti de l'ascenceur pour indiquer leur étage. Si, d'aventure, j'étais de mauvais humeur, c'était la folie, je me faisait l'impression d'être un lion parmis les antilopes (j'exagère à peine). Le crâne rasé n'allait certainement pas diminuer cet état de fait... Et bien si. Je me fais bousculer dans la rue et dans le métro et les filles, même accompagnées, me jettent des regards appuyés. J'ai commencé à remarqué les rasés comme moi. Il y a en un paquet. Je viens d'entrer de plein pied dans le fahion statement de l'heure. Je me glisse dans la conformité.

Mais bon, ça me va bien, je trouve, et c'est tout ce qui compte ;)

HeII (titre de travail) avance trèèès doucement.

5/19/2007

The Thirst - Ou comment rater un film avec plein de sang

Je ne crois pas que mes avis cinématographiques soient très intéressant ni particulièrement pertinents. Il n'y a que deux raisons selon moi de parler d'un film sur un blogue: pour le recommander ou le déconseiller.

J'ai eu le malheur de tomber sur The Thirst cette semaine. C'était un film d'horreur à budget médiocre, principalement avec des acteurs de la télé, au classement 18+ pour horreur et érotisme, avec pour sujet les vampires et la sempiternelle soif de sang. Bref, rien pour m'arrêter.

Il y a des séries B qui n'ont rien, il faut le dire. Malgré des litres de faux sang et des centaines de paires de seins, ce film n'a rien. Dialogiues improbables, scénario crétin qui s'enlise dans les illogisme, massacres sans le moindre style aussi plats que possibles, et dénouement à se taper la tête sur les murs. Une heure et demie de pure souffrance cinématographique. Vous aimez le série B? Alors pas touche. Vous aimez le grand cinéma? Faut même pas toucher la pochette. Rien là dedans, même pas de quoi susciter un sourire.

Puisque le titre est surutilisé, je vous donne le lien vers la page imdb :

http://french.imdb.com/title/tt0490527/

5/11/2007

Ambiance printanières

Quelques jours de soleil consécutifs ont permis aux arbres de faire éclater leurs bourgeons. Ma rue grise a pris un peu de couleur, les environs de mon quartier, que je découvre à peine, sont devenus splendides, et les gens sont visiblement plus heureux, plus détendus. Malgré les statistiques affirmant que notre hiver a, encore une fois, été taper dans les recors de chaleur, le sentiment général était que la grisaille morne avait assez duré. J'ai donc pu faire connaissance avec une douce inconnue, fumeuse et grise, j'ai nommé : le smog.

Je ne m'ennuie pas nécessairement des buissons de lilas qui, à Sherbrooke, se dressent partout, dans les quartier les plus chics comme les plus glauques, mais j'ai du mal à comprendre que les citadins arrivent à supporter ce condensé toxique qui brûle la gorge et pique les yeux.

Nouvelle idée de nouvelle cette semaine. Une histoire d'amour entre un écrivain et un archiviste. Les personnages se sont imposés à moi avec tellement de force que je n'aurai pas trop le choix de leur céder toute la place ce weekend. L'Enfer attendra.

Un salut spécial à Marie-Hélène, de qui je ne reçois pas souvent de coucou, mais qui est toujours fidèle. Nous nous rencontrerons un jour, je te le jure ;)

4/29/2007

Hosannas from the basement of Hell

Grand fan de Killing Joke devant l'éternel, j'ai enfin déniché leur dernier disque, Hosannas from Basement of Hell, au HMV près de l'endroit où je travaille. Dire que je n'écoute que cela serait mentir, mais pas beaucoup. J'adore la richesse de ces milliers de sons qui travaillent comme une vie grouillante derrière la guitare saturée, et les orchestrations sublimes d'Invocation. Quand à la chanson titre, elle est entrée de plein droit dans la «bande sonore» de mon nouveau roman, HeII.

De retours au café Planète

Voilà. Mon boulot est encore plus merdique que celui de Sherbrooke, mais le reste de l'atterissage à Montréal ne se passe pas trop mal. Je renoue tranquillement avec mes anciens copains et certains de mes meilleurs amis, qui avaient tous déserté Sherbrooke à un moment ou un autre. Le contact avec les Montréalais est un peu plus compliqué. Leur niveau de stress est assez élevé, et la première réaction dans cette ville immense est généralement la méfiance. Avec ma carrure et ma haute taille, ainsi que ma douce manie de m'habiller en noir, les gens ont tendance à s'écarter de ma route.

Si le chef de mon département est d'une connerie qui confine à la schizophrénie, le reste des employés est passablement sympathique. Dommage. J'ai refusé un autre emploi (parce que temporaire) cette semaine, mais j'ai bien l'intention de me reprendre à la première occasion.

Enfin équipé de la télé câblée, du téléphone et d'Internet (et de nouveau près de mon chat), il ne me manque presque plus rien pour être totalement et activement Montréalais. Il reste beaucoup à faire dans mon appart délabré, mais je passe tout de même mes weekend à désaouler ou à écrire (ce qui est un eu plus productif). Je suis d'ailleurs dans une de ces périodes d'inspiration aujourd'hui. J'ai donc écrit deux chapitres dans mon nouveau roman (celui sur l'enfer) et je compte bien leur donner un petit frère dès aujourd'hui.

4/14/2007

Enfer et courbatures

Je ne serai officiellement branché au réseau que lundi prochain. En attendant, je profite de la connection pas dégueulasse du Café Planète, sympathique (et minuscule) établissement du plateau Mont Royal.

J'attends encore les premiers commentaires de mes lecteur privilégiés à propos de mon livre. (Je ne l'ai pas encore expédié par Internet, j'attends pour cela que mes droits soient protégés, ce qui tarde à venir dans ma situation mouvementée). En attendant, je me familiarise avec Scrivener, le logiciel dont j'ai parlé plus bas, et dont j'ai finallement acheté une copie.

Désirant prendre un peu de distance avec mon livre (et les histoire de vampires, si possible), je me suis lancé, la semaine dernière, dans un nouveau projet, dont j'ai déjà couché quatre courts chapitres. L'intrigue tient sur une page et parle d'une sorte de quête spirituelle effectuée par des damnés. Scrivener me permet d'écrire par n'importe quel bout, prenant des masses de notes sans rien perdre, de remplacer les chapitres pour lesquels je n'ai pas encore d'inspiration par de simples fiches. Tout se classe bien, c'est beau, on peut l'adapeter à sa guise; bref, je sens que je vais gagner beaucoup de temps. Comme ce livre sera beaucoup plus court que le premier, il sera peut-être le premier publié, qui sait?

Je place lentement mes marques à Montréal. Je découvre les coins (comme celui-ci) où j'aime bien traîner. Je prends en ce moment un petit break pendant mon déménagement (il me reste une vingtaines de boîtes à défaire, et grosso modo un appartement à reconquérir sur le carton et le papier d'emballage. J'ai rapatrié mon chat, et je tente en ce moment de calmer mes courbatures (j'ai quand même des masses de livres, de magazines et un classeur en acier très massif et surtout, très lourd). Je dois d'ailleurs rentrer, des fouilles archéologiques au cours desquelles je devrai trier, classer et assembler des tonnes d'éléments devraient me permettre de retrouver mon lit.

Me voilà bien enraciné dans la grande ville. À bientôt pour de nouvelles aventures.

P.S. Mon futur roman pourrait s'intituler HEII. Vous me direz ce que vous en pensez.

3/25/2007

Arrivée à Montréal

Grisaille partout, une masse de zombis au regard vide qui marchent comme à l'abattoir, la plainte tonitruante du métro, quelque part dans la terre, et moi qui passe le portail, qui glisse ma carte magnétique, pour la premère fois en tant que Montréalais.

Première journée de travail. C'est un poste qui offrira très peu de satisfaction professionnelle, et qui est de toute évidence très au-dessous de mes compétences. Tout de même, avantage non négligeable, j’ai reçu, comme le reste de l’équipe, une bouteille de vin. Il semble qu’il en soit ainsi à chaque nouveau produit à l’inventaire.

Et le logement. Peut être superbe au temps de sa gloire, il fut ravagé par le couple mal assorti qui le hantait encore hier. Murs percés, portes défoncées, carreaux brisés, il y a du travail à faire. Mais j'ai un chez moi.

Expédition à l'autre bout de la ville pour acheter un lit. Tout un après-midi y passe. Bonne affaire, j'arrive à trouver un lit formidable en réduction de 250 $. Il va se sentir à l'étroit dans la demi-pièce qui me servira de chambre.

Et me revoici à la grande bibliothèque, pour profiter du peu d'Internet auquel j'aurai accès à partir de mon ordinateur.

3/18/2007

Dernière session d’écriture à Sherbrooke

Voilà. Je partirai à Montréal ce jeudi, et c’est donc la dernière fois que j’écris à la brûlerie de café de Sherbrooke. C’est un nouveau départ pour moi. Je pèse de plus en plus ce qui va me manquer, mais en contre partie, les choses qui m’insupportent ici me pèsent de plus en plus. De même, les gens que je vais retrouver là-bas me manquent, et j’ai très hâte de les revoir.

Mon manuscrit doit être imprimé à trois exemplaires, à l’heure qu’il est. Une masse de papier de trois liasses de six cent trente-sept pages chacune. J’ai hâte de la voir.

Je passe à autre chose, en écriture. Histoire de m’aérer un peu le cerveau créatif. J’aimerais écrire quelque chose d’un peu plus léger, mais je dois admettre que l’atmosphère lourde et violente de «La Condamnée» me plaît bien. J'essaie aujourd'hui un nouveau logiciel spécifiquement conçu pour les écrivains. La période d’essai est de trente jours, j’ai donc besoin d’une histoire courte, afin de ne pas perdre mon travail, si en fin de compte le logiciel ne me plaît pas et que je décide de ne pas l’acheter.

3/14/2007

Mon livre est terminé!

Deux grandes nouvelles dans cette entrée. Premièrement, j'ai terminé la première vague de modifications (environ quatre mois, tout de même). Je suis donc près à le soumettre à une première lecture.

Deuxièmement, j'ai trouvé un emploi à Montréal. Je commence le 23 de ce mois. Tout se bouscule un peu, je n'Ai pas encore de logement là-bas, aussi je risque d’être très occupé dans les prochaines semaines.

Belle journée aujourd'hui. Je crois que je vais porter mon long manteau de cuir pour la première fois de l’année.

2/24/2007

Première connexion airport

Dans le café où je viens généralement faire mes révisions, je viens de découvrir que je pouvais me connecter à Internet par une borne airport, ce qui me permet de faire une petite mise à jour de mon blogue.

Deux nouveaux chapitres révisés aujourd'hui. Je vais peut-être terminer mes révisions aujourd'hui, ce qui signifie que je serai en mesure de bientôt soumettre ce récit à des lecteurs privilégiés.

À bientôt donc pour de bonnes nouvelles ;)

2/17/2007

La dernière scène

Voilà! J’ai terminé de réécrire, à ma satisfaction, la scène où se déroule la question et l’évasion de Michel. C'était la dernière scène requérant une réécriture complète. Il n’y a désormais plus de fils qui pendouillent et plus de questions sans réponses dans cette énorme brique (qui fait désormais un peu plus de 590 pages). J’ignore encore si je vais me permettre une révision générale avant de le cofier à un lecteur privilégié. Avec tous ls trucs que j'ai supprimés, déplacés ou remis à neuf, ce ne serait certainement pas du luxe. D'un autre côté, j'éprouve le besoin de me détacher un peu de cette oeuvre qui m'obsède, et pour laquelle j'ai perdu le détachement qui me permettrait de l'apprécier.

J'ai malheureusement eu une idée qui viendrait encore embellir et étoffer mon univers, et qui réclame que j'apporte de légères modifications en plusieurs endroits. Comme cette idée aura de nombreuses répercutions sur l'ensemble de mon univers (et donc des suites éventuelles), je ne pourra pas en faire l'économie.

Souhaitez-moi bonne chance!

2/15/2007

À propos des OGM...

Un lien intéressant à propos de l'attitude d'un gouvernement par rapport à une étude révélant un risque chez une variété de maïs transgénique.

Emploi et première tempâte de neige

Cinquante centimètres de neige, voilà qui me rapelle mon enfance. Je profite d'un avant-midi de congé où rien n'est accessible pour continuer de plus belle ma recherche d'emploi.

Je suis sorti du bureau hier, au plus fort de la tempête. Aucun service d'autobus, ni de taxi. J'ai donc dû me rendre chez moi à pieds, entreprise longue et fatigante. La neige tombait si dru que mes yeux se recouvraient instantanément de neige dès que je levais la tête pour voir où j'allais. Heureusement que j'avais un bon manteau!

Pour ceux que cela intéresse, mon portfolio et mon cv se trouvent à cet URL. N'hésitez pas à me faire vos commentaires, si vous y connaissez quelque chose.

http://www.savefile.com/projects/1078239

2/12/2007

Bouleversements à venir

Voilà, le Rubicon est franchi: j'ai prévenu mon patron qu'il devrait bientôt se passer de mes services, et qu'il ferait bien de chercher un nouveau graphiste. Les CV ont commencé à voler vers Montréal. Le premier juillet au plus tard, je n'aurai plus ce boulot.

Je vais donc quitter cette ville où j’ai passé les quinze dernières années pour la triste grisaille de Montréal. Grisaille où poussent tout de même la culture (et la contre-culture), l'animation et les perspectives de carrière radieuses.

La situation pouvait difficilement m'être plus favorable. Mon meilleur ami est déjà sur place et m'attend pour trouver un appartement. En aménageant avec mon ex, j'ai abandonné presque tous mes biens meubles (vieux et délabrés, pour la plupart) ce qui fait que je suis tout léger. Il aurait fallu, pour rester à Sherbrooke, tout racheter, pour tout abandonner ensuite. Non, c'est le moment ou jamais.

J'ai profité de cette fin de semaine pour réviser deux chapitres et pour me lancer dans la rédaction d’une scène clef que j’aivait sagement laissée de côté, après en avoir suprimé une version préléminaire parfaitement décevante. Il me tarde que la fin de semaine revienne pour m’y replonger. Tout cela me prend plus de temps que prévu, mais c’est davantage à cause du travail qui me demande la plus grande part de mon énergie. Au moins, cette charge de travail me donnera les fonds qui seront nécessaires à mon déménagement.

1/30/2007

Que dire?

Longue période sans mises à jour ici. C'est un peu la faute au boulot, un peu à mon train de vie fêtard, un peut aussi (surtout en fait) à cause des ratés du passage de Blogger Beta à Blogger normal.

Note à moi-même: ne plus essayer de betas.

Il a fallu une claque pour sortir de ma torpeur. Non seulement les soudages, à quelques mois des élections, donne le catastrophique gouvernement Charest premier candidat à sa propre succession (les Québécois l'avaient pourtant reconnu plus mauvais gouvernement de l'histoire, il y a six mois à peine, et ses deux premières années ont été le théâtre des plus importantes manifestations depuis la révolution tranquille), mais en plus l'ADQ sort de sa tombe pour aller flirter au dessus du vingt pourcent d'appuis.

Dur lendemain de veille.

Ainsi, la preuve est faite: il suffit de quelques bouts de route la veille des élections pour faire oublier les promesses bafouées, les hausses de tarif injustifiées, les reculs sociaux et environnementaux, les lois spéciales adoptées au baillon à répétition, la destructuon des normes du travail et l'appauvrissement accéléré de la classe moyenne. Ainsi, il suffit de propos démagogiques irresponsables dans un pays qui connaissait pourtant une paix sociale digne de l'Utopie pour que l'extrême droite menace de s'installer au coeur du Québec profond.

Aujourd'hui, c'est tout le Québec qui est divisé. Hommes contre femmes, Montréal contre les régions, catholiques contre musulmans, blancs contre noirs. Il y a deux ans à peine, les plus beaux fleurons de notre culture et de notre vie publique venaient de l'immigration; désormais quiconque n'est pas prêt à villempider les «aménagements raisonnables» (terme employé à tors et à travers) devient suspect.

Les responsables sont d'abord à chercher dans ce gand groupe de presse, propriétaire de la plus grande imprimerie au monde, qui ont créé la sensation autours de ces accomodements impossibles à citer (parce qu'ils n'existent pas), inventé une nouvelle avec un sondage discutable, et qui s'est ensuite dépêché de propager la nouvelle à travers ses journaux (les plus lus) sa chaine télé (la plus regardée) et ses site webs (les seuls, pour ainsi dire, de l'information Québécoise). Alors que les élécubrations incendiaires de Dumont faisaient la première page, les propos intelligents et mesurés de Boisclair au été passés à la moulinette et déformés pour en faire un membre du complot de ce que le Journal de Montréal appelle désormais des «ethnies».

Pendant que la lutte contre une sorte d'impérialisme musulman ou juif, que plusieurs s'entêtent à voir partout, bat son plein, des employés d'origine étrangère sont chassé de leur travail par centaines, à cause de directives américaines qui ont l'arrogances des conquérants, dans un domaine où la main-d'oeuvre est rare. Pendant qu'on dénonce comme la fin de notre monde trente pieds carrés laissés à des étudiants musulmans sur un campus de deux kilomètres carrés, un citoyen canadien arrêté et torturé à tors en Syrie ne pourra désormais plus sortir du pays, car il est toujurs considéré comme une menace par notre bienveilant voisin. Pendant qu'on crie au meurtre à cause du givrage des fenêtre d'un troisième étage, la Banque Nationale reçoit des Américains des listes de gens à qui il sera interdit d'ouvrir un compte en devises américaines.

Bref, c'est à une épidémie de stupidité que le Québec est confronté. Le forum que je fréquente, où de jeunes tarés déblatèrent le plus souvent en mauvais anglais dans une vision prophétique d'une assimilation galopante, est plein de bonnes poires qui viennent reprocher aux musulmans de vouloir détruire notre culture. C’est peut-être le portrait le plus tragique qu’offrira la mort de ce peuple qui aurait pu être prometteur.

1/14/2007

Fin des révisions du livre II

Voilà! J’ai terminé cet après-midi les révisions de la deuxième partie de mon roman. Il ne reste plus que la troisième partie, dans lequel je dois terminer un chapitre auquel il manque encore quelques pages, et écrire un chapitre que j’avais effacé (parce qu’il était trop nul). Dans l'ensemble, ce dernier livre était le mieux structuré et le plus complet, les révisions ne devraient donc pas me prendre trop de temps.

Les quelques pages que j’ai écrites aujourd’hui me semblent très bonnes, j’ai bon espoir de terminer rapidement mes révisions afin de soumettre mon manuscrit à des lecteurs privilégiés. Qui sait, le manuscrit se retrouvera peut-être chez les éditeurs vers le printemps?

1/06/2007

Un soleil estival...

Je vous écrit en (léger) différé de la Brûlerie de Sherbrooke. Un soleil estival vient de succéder à une pluie printanière. Et j'attends tranquillement que mot bol de café au lait, saupoudré de cannelle, refroidisse pour pouvoir enfin le goûter.

Comme je me l’étais promis, j’ai mis les vacances des fêtes à profit pour remanier lourdement mon roman. Greffes, coupures, transplantations, modifications importantes de l’intrigue, tout cela n’a été qu’un début. Au fil des ajouts et des modifications, le fichier devenait de plus en plus lourd et malaisé à manier. J'ai donc découpé le fichier en chapitres, et désormais je les travaille individuellement, et les monte dans un document maître. Les chapitres se numérotent automatiquement, ce qui fait que je peux maintenant les déplacer à ma guise (et je ne m’en prive pas). Mieux, je peux supprimer un chapitre comme je le veux en éliminant le lien dans le document maître, mais toujours en avoir une copie dans mon dossier «chapitres».

L'opération a pris une bonne journée (et n'est pas encore terminée, il reste tout le livre trois à découper), mais les modifications vont maintenant bon train. Pour le prochain livre, je procèderai ainsi dès le début, ce qui me permettra de sauver des mois de travail ;)

Bref, écrivain n’est pas un métier différent des autres: il est utile de connaître à fond le fonctionnement de ses instruments de travail.

Je compte avoir une première mouture à soumettre à mes courageux amis d’ici un mois, à ce train. Je touche du bois.

Le café (que je n’ai découvert vraiment qu’il y a trois semaines environ) est très bien: les produits (dont le café) sont de première qualité, le café équitable est disponible et le lieu est rempli de gauchistes, d’artistes, d’étudiants et même d’écrivains en plein travail. Je ne suis donc pas le seul à taper sur un portable.

Là-dessus, je vous quitte. J'ai un roman et un bol de café qui m’attendent.