12/23/2006

2 en 2: The Last Sect

Encore une soirée ciné hier et, comme d’habitude, je suis sauté sur le dernier film de vampire disponible. Ce n’est pas un hasard si il a été produit par la même maison que 5ive girls: c’est sur le dernier DVD que j’avais vu le preview de celui-ci.

Même procédé: prendre un acteur au bon ratio célébrité/prix et le faire jouer dans un film fantastique avec un tas d’acteurs (et d’actrices) surtout populaires au petit écran. Ici, David Carradine incarne Abraham Van Helsing, descendant de son célèbre homonyme (ce qui n’est plus très original, il faut bien l’avouer). Malgré son kung fu encore pas mal, notre Bram ne se sent plus très en forme et va faire appel à un certain Karpov, tueur de vampire joué par le très reconnaissable Julian Richings et qui, malgré sa constitution de chat affamé, laisse les brutes comme Blade loin derrière question efficacité et style.

Quand aux vampires eux-même... je veux dire «elle-mêmes» parce qu’il n’y a que des (splendides) femmes dans leur petite secte, elles dirigent en sous-main une agence de rencontre (mal nommée Artemis) et un site web où elle bouffent du mec en direct. C’est étrange, innattendu et pas très logique en apparence, mais ça permet de filmer quelques très belles scènes.

Le reste du développement est archiclassique, l’histoire si mince que la résumer serait la révéler, mais, encore cette fois, ce n’était pas le nanar que j’attendais. Le film est parfaitement honnête et, si son dévelopement est lent, il contient des scènes d’antologie qui devraient plaire à tous les amateurs du genre. Comme 5ive girls, l’érotisme est omniprésent sans jamais tomber dans l’exès de nudité (y en a pas, pour être exact) ou la vulgarité. Bref, une expérience très au-dessus de ce que à quoi on peut s’attendre d’un série B.

Décidément, le Canada comemnce à se réveler source d’intéressants films fantastiques. Le Québec devra répliquer, et pour se faire, il faudra faire mieux que l’exécrable «Éternelle» ou le décevant «La Peau Blanche».

12/17/2006

5ive girls

Je vu hier ce film canadien à budget visiblement modeste, avec Ron Perlman dans un rôle (comme d'habitude) assez secondaire, mais interprété avec une certaine force.

Je m'attendais à une véritable horreur, une daube, bref un nanar de première classe mais, à ma grande surprise, il s’agit d’un série B parfaitement honnête, qui a même le chic d'aller chercher parfois une certaine tension érotique, avec le minimum vital de nudité et de vulgarité. J'irai jusqu'à dire que, dans la catégorie «thriller fantastico-religieux avec des démons même pas gentils», je le préfère aux grosses production, comme «Stygmates» ou «l'Ordre».

429 pages, transplantation réussie

Après une grosse journée d’ouvrage, me voici avec cinq chapitres révisés, deux transplantés du livre II au livre I, un chapitre rayé (mais qu’il faudra sans doute réécrire, je n’en sais trop rien pour l’instant) et, malgré quelques ajouts intéressant, sept pages de moins.

Mieux encore, la transplantation m’a permis d’éliminer un contexte spacio-temporel difficile à justifier, et de terminer le livre I par une humiliation terrible pour me personnage principal, qui venait de remporter une victoire aussi importante qu’invraisemblable. Cela devrait tempérer le syndrome du personnage chouchou à son auteur, qui constituait, selon moi, la première faiblesse du livre I.

12/15/2006

La fin de Noël

J’étais heureux d’affirmer, à un ami Belge qui se reconnaîtra certainement, que le Québec n’avait pas de parti d’extrême droite.

Tout peut changer très vite.

Mario Dumont, le politicien du coin droit, éternel troisième dans une assemblée où il n’a pas sa place, qui multiplie les sorties démagogues pour se tenir la tête hors de l’eau, a franchi cet automne le fleuve qui sépare le ridicule du sordide.

L'invention n’est pas nouvelle: pour remonter sa cote sans se fatiguer, rien de tel que de taper à tors et à travers sur des minorités incapables de se défendre. Aussi, il avait ressorti un pseudo-scandale, celui des hommes qui ne pouvaient assister à des cours pré-nataux en présence de femmes musulmanes dans les CLSC de Montréal. Que l’affaire se soit résolue avant même qu’il n’en parle, au bénéfice, heureusement, des hommes injustement floués, n’allait certainement pas arrêter notre grande gueule nationale. Manquant visiblement d’autres exemples, il a prouvé qu’il ne connaissait rien à la justice en se méprenant sur le terme «accomodement raisonnable» — à moins que, à son habitude, utiliser des termes à tors et à travers n’éveille chez lui aucun scrupule.

Heureux de son petit effet (il est tout de même passé dans les journaux), le voilà qui récidive à l’occasion de la fermeture de la session parlementaire, appuyant cette fois à fond sur la pédale de l’auto carricature. Les vrais chefs des vrais partis ont osé souhaiter «Joyeuses Fêtes». Puisque la période comporte un certain nombre de célébrations, les plus officielles étant Noël, le Nouvel An et l’Épiphanie, sans parler des nombreuses fêtes privées, ça me paraissait parfaitement normal. Mais Mario, flairant le vide dans les média à l'aproche des fêtes (!) y a vu un complot afin de faire disparaître le terme «Noël», trop chrétien selon lui. Ainsi, nos politiciens se sont mis à plat ventre devant les hordes d'étrangers surgies de tous les horizons pour piétiner notre culture. Il sous-entend que le choix, normal, de la laïcité, a été fait au Québec afin de capituler plus vite devant l'intégrisme juif et musulman. Bref, au détours d’un voeux vide et naturel, Mario a découvert un complot.

Qu’il trouve écho dans les média, que les attachés politiques soient obligés de défendre leurs chefs de ses accusations débiles, est assez dramatique. Mais il semble bien que Mario a trouvé son public. Partout commencent à surgir les cris de rages de tous ces pauvres Québécois floués dans leurs droits parce que ci et à cause de ça. Il ne reste qu’à espérer que tous les nouveaux amis de Mario auront la bonne idée, comme les Nazis, d'utiliser des signes ostensibles de leur appartenance, afin qu’on les repère de loin et puisse les éviter.

Pourtant, la télé déborde de Noël, au point que les gens en font une dépression. Comme les autres, je cumule les heures suplémentaires afin de faire face à cette crise annuelle, qui vient nous ruiner juste avant la partie la plus creuse et la plus coûteuse de l'année. Et si, vraiment, nous devons renoncer comme le pense Monsieur Dumont au mot «Noël» pour adopter la célébration du solstice, ce ne sera pas plus mal: ce sera un retours à nos origines celtes, la seule qui uisse unir les différentes origines qui composent aujourd'hui ce que nous appelons, à tors, «les Québécois de souche».

12/14/2006

437 pages dans les deux premiers livres...

Ce qui signifie 15 de moins qu’avant. Je suis repassé comme un rouleau compresseur sur mon chapitre II, et j’en ai enlevé plus ou moins le quart, partie totalement inutile qui gangrenait tout le rteste de l’ouvrage. Reste à voir comment ces changements affecteront le reste de la logique.

Je dois bien admettre que je ne suis pas souvent en grande forme pour écrire. J'ai connu des semaines très éprouvantes au boulot, ce qui fait que mon travail littéraire a été relégué aux fins de semaines. Mais les vacances des fêtes approchent à grand pas. J'aurai alors une dizaine de jours, durant lesquels je devrais parvenir à compléter la première révision générale du manuscrit.

Je me suis heurté à tant de gribouillage inutile et malhabile jusqu’à maintenant que j’admets avoir des doutes sur la possibilité de cette histoire de toucher des gens. Mais je garde espoir. Tant que je pourrai arriver à arracher les pages nuisibles comme je le fais, je garde espoir.

12/10/2006

Le James Bond de Daniel Craig

Il ne faut surtout pas regarder ça comme le «prequel» des James Bond. Ici, c'est un nouveau James Bond, plus violent, plus macho, plus cynique, plus proche en fait du personnage littéraire. Le changement d'acteur (alors que Pierce cartonnait très bien merci) et l'adaptation du premier roman (pas u choix innocent) viennent souligner cette cassure avec le passé.

Bref, oubliez le James Bond d'avant, maintenant c'est ça, la franchise.

D'ailleurs, ça se sentait. Die another day était presque un résumé des films précédents, avec des tas de références à la série (Clin d'Oeil à James Bond, l'ornithologue qui a généreusement donné son nom à l'agent secret, maillot de bain de Halle Berry rappelant celui de Ursula Andress dans Dr No, parachute Union Jack d'un espion qui m'aimait, etc.) Ça sentait le point final. On avait été aussi loin que possible, et on ne pouvait plus guerre que recycler.

D'ailleurs, James, qu'étais-tu devenu? Une guimauve, un chevalier servant, trop propre, trop gentil, trop chevaleresque. À trop coller la rectitude politique, il avait perdu la testostérone de Sean et la désinvolture méprisante de Roger. Alors, qu'est-ce que c'était, l'étape suivante? Qu'il cesse de boire? Qu'il nous fasse un cas de conscience et refuse de tuer?

Quand on en est là, mieux vaut faire table rase et partir à neuf. Anna Brocoli a pris la décision courageuse de relancer la franchise sur un nouveau James Bond, alors que l'ancien était encore en pleine gloire. Un acteur qui a enfin la tête de quelqu'un qui en a arraché, des techniques de combat enfin dignes d'un commando, et un James cynique, alcoolique et violent, comme dans les livres. Moins de gadget, et exit les poncifs du genre. Bref, un héros puissant, qui dépote, mais dont les faiblesses viennent rappeler le caractère humain.

Oubliez votre vieux James Bond: Broccoli l'a enterré. Pour le revoir, faudra louer les DVD. Vive Daniel Craig, et vive les femmes qui ont des couilles.

12/03/2006

En direct de la bibliothèque nationale

Aujourd'hui, je réalise un vieux rêve: écrire à la Bibliothèque nationale du Québec. C'est un cadre lumineux, merveilleux pour écrire, avec juste ce qu'il faut de bruit ambiant. Quelque part, dans les milliers de tonnes de papier qui m'entourent, il y a trois histoires signées de mon nom. À ma modeste façon, je fais déjà partie de l'histoire de la littérature québécoise ;)

Je m'accorde un petit répis avant de replonger dans l'enfer du boulot. Je dois travailler sur un projet important cette fin de semaine, et je dois avoir un layout complet près lundi matin. Je fais partie d'une réunion de concept télévisuel lundi après-midi, et je dirigerai une session photo avec Marc-André Coallier dans la même soirée. La semaine sera assez chargée. Je ne pourrai donc plus travailler à mes relectures avant les vacances des fêtes (mais je compte abattre un sacré boulot à ce moment là). Je me donne donc une heure ou deux pour procéder à une opération délicate.

Je me trouve face à un chapitre inutile, ampoulé, bavard que je dois retirer proprement et remplacer par quelque chose d'autre. C'est un exercice périlleux, car le nouveau doit être nettement supérieur à l'ancien.

Medina, le terrible inquisiteur, fait son entrée dans la vie de Michel Grandbois. Celui-ci est obsédé, plus que jamais, par son projet de vengeance contre un ennemi qu'il ne connaît pas. Malgré son manque de sympathie pour le Déluge, organisation hypocrite à ses yeux, il compte utiliser Medina à son avantage...

Medina, de son côté, connaît de vue Michel Grandbois. Il l'a vu, dans un chapitre précédant, tuer un sorcier à l'aide de nécromancie. Michel, devenu Cerbère, est difficile à atteindre, mais l'Inquisiteur commence à peine à placer ses pions sur l'échiquier....

11/25/2006

Fin des révisions du premier livre

Voilà, je termine à peine les révisions sur le premier livre, qui a beaucoup maigri dans le processus. Je suis très satisfait du résultat, la plupart des pages qui me dérangeaient ont tout simplement été supprimées, j’ai simplifié l’intrigue et ajouté des éléments de réalisme. Il me reste à trouver quoi faire de mon chapitre II, où un énorme flash back aurait bien besoin d’être répartit dans plusieurs chapitres. En continuant le nettoyage, la lumière viendra certainement.

11/23/2006

Nouvelle publication

On vient de m'annoncer que je publierai ma première nouvelle fantastique cet été, dans le numéro 8 du fanzine Nocturne (voir le lien plus haut). C'est un nouveau départ dans ma carrière d’écrivain, ma dernière publication remontant à... 1994!

Les révisions vont bon train. Je vais bientôt atteindre la fin du premier livre (sur trois) et j’ai éliminé une trentaine de pages en coupant dans le mauvais cholestérol...

Je viens de terminer le troisième livre de la trilogie des cités intérieures, de Natasha Beaulieu, que j'ai eu la chance de croiser ce printemps. Le dernier tome, "L'Ombre pourpre" est tout simplement génial, battant aisément le premier (pourtant excellent) et écrasant le deuxième (souffrant d'un style un peu brouillon à mon sens). Je le recommande à tous. Les trois livres sont les meilleurs que j'aie lus en fantastique québécois (même le deuxième), et pourtant j'ai ai quelques uns derrière la cravate.

11/15/2006

Les révisions vont bon train

La relecture va plus rondement que je ne l'anticipais. Après avoir relu la première moitiè du livre 1 et fait quelques ajouts (cinq pages environ), je me retrouve tout de même avec, globalement, une vingtaine de pages en moins. Maintenant que le livre est terminé, j'ai une vision bien plus claire de ce qui est utile et de ce qui ne l’est pas.

J’espère ramener le manuscrit près de 500 pages, mais 600 environ parraît plus réaliste.

11/07/2006

Terminé!

Voilà! À 10 h 44, en ce mardi 7 novembre 2006, j'ai enfin achevé l’écriture de mon premier roman. Je suis étrangement ému; mon coeur s’est mis à battre plus fort, j’ai presque envie de pleurer.

Il m’a fallu plus de temps que prévu. Le dernier livre culmine finalement à 274 pages.

Il me reste beaucoup de travail à faire, mais je crois que je devrai avant tout imprimer une copie afin d’exécuter d’abord les réajustements majeurs. Après, une révision générale, ensuite les lecteurs privilégiés, la refonte finale et après, le test de l’édition. Je n’ai aucune crainte. En fouillant dans les entrailles de ce monstre, à l’occasion, je me suis aperçu combien il était riche. Il y a en lui une matière dense et des personnages complets et attachants. Enfin, ce que je croyais est arrivé: en terminant le livre, j’ai enfin un idée précise des directions à prendre pour caractériser les personnages les moins riches, pour nouer les intrigues plus lâches.

Souhaitez-moi bonne chance, vous me lirez peut-être bientôt ;)

11/02/2006

J’en suis environ à la moitié de mon dernier chapitre, pour ceux que cela intéresse.

Je perd occasionnellement mon temps devant la télé, aussi j’ai pu voir dans une sorte de documentaire sur les phénomènes psychiques un compte rendu d’une expérience scientifique des années 70, où des gens, après avoir régulièrement appelé le fantôme d’un être totalement fictif, ont finit par observer (parfois devant témoin, et même à la télévision) des phénomènes psychiques impressionnants. Cette histoire m’a becoup frappé, car je me rappelle que mon père me l’avait racontée, enfant.

Voici quelques liens que j’ai trouvé à ce sujet:

http://www.pararesearchers.org/Ghosts/Article_Five/article_five.html

En lisant les notes, on s’aperçoit que non seulement l’expérience fut répétée avec succès par d’autres équipes, mais en plus, on est même parvenu à évoquer le Père Noël!

http://paranormal.about.com/library/weekly/aa102201a.htm

On y apprend que l’esprit imaginaire pouvait baisser les lumières ou faire souffler une brise sur demande. D'autres groupes communiquèrent avec divers esprits, dont Axel, homme venu du futur.

Et celui-ci, que je n’ai pas exploré très avant, mais qui semble très complet.

Tout cela laisse songeur...

10/30/2006

L'accomodement raisonnable

Voici un lien vers un article intéressant du blogue de François Parenteau (que je découvre à l'instant). On y discute avec fraîcheur du principe mal imé d'accomodement raisonnable.

http://www.voir.ca/blogue/billet.aspx?iIDBillet=3271&iIDBlogue=17

10/28/2006

Dernier chapitre!

Me voici enfin arrivé au dernier chapitre! Celui-ci devrait être relaitevement court, aussi j'aurai peut-être terminé la première mouture avant novembre!

10/17/2006

Pourquoi si peu de goths chrétiens

Tiens, j’ai redécouvert un post que j’avais posté sur le forum gothique de Montréal, en réponse à quelqu’un qui se demandait pourquoi il y avait si peu de goths chrétiens.

ATTENTION: LE TEXTE QUI SUIT EST DU BARATIN INTELLECTUEL AUQUEL JE NE CROIS QU'À MOITIÉ

Pour ma part, je crois que la culture goth et le christianisme sont difficilement compatibles, mais pas nécessairement pour les raisons que l'on croit.

Il faut bien dire que les clichés bêtes goths=satanistes sont la plupart du temps faux (parfois moins, surtout avec l'afflux de très jeunes goths en recherches d'identité venus à la «culture» par le dark metal). Pas de lézard donc de ce côté.

D'un autre côté, une grande partie de l'imagerie classique de la culture goth (croix, cimetières, églises, chandeliers, décorations chargées etc.) vient de la religion crétienne. En fait, tout ce qui ne vient pas de la pure phase «post punk» ou de la plus récente phase «cyber punk» du mouvement vient à peu près de là. Moi-même, agnostique fanatique, je me balade le plus souvent avec une croix. La tradition chrétienne est pleine d'éléments romantiques largement pillés par la culture gothique (encens, culte du sang, culte de la mort comme passage vers la vie éternelle, techniques de piercing dangereuses). Donc, pas de contradiction ici, au contraire.

L'ennui vient donc de deux autres points, un peu moins évidents.

1. Le conformisme

La plupart des gens qui adhèrent à une sous culture le font soit parce qu'ils ne se sentent pas bien dans le «main stream» (les négatifs), soit parce que ils s'identifie davantage à cette sous-culture ou s'y sentent mieux (les positifs). Dans un cas comme dans l'autre, ils le font par rejet du conformisme classique, et parfois par pur anti-conformisme.

Je vous arrête tout de suite, bande de petits rigolos qui allez dire «les goths sont hyper conformistes, ils s'habilent tous en noir». Je répondrai ceci : ouais, bon, disons que si s'habiller de manière à se faire traiter de «vampire» ou de «Marilyn Manson» dans la rue (je en fais que citer des cas vécus), c'est du conformisme, alors je concéderai que c'est du conformisme «ligth». C'est comme de la bière ligth; c'est de la bière, mais pas vraiment.

Vous me suivez?

On continue.

La religion, quand à elle, et tout particulièrement le christianisme, c'est le contraire absolu. C'est la forme la plus achevée du conformisme. Tout un tas de gens obligés de penser exactement la même chose (Jésus nous aime, il est mort pour nos péchés, Jean-Paul II était un type super, et bla bla bla). Les rites, c'est pire: les mêmes prières, les mêmes chansons, scandées en même temps. Et tout ça touche des questions importantes, comme le sens de la vie, la création du monde, la mort. Sur tout ça, défense d'avoir la moindre opinion. Quand on entre dans les communautés religieuses, ça devient pire.

2. La lucidité

Ne parlons pas de lucidité dans le sens de «capacité à voir la réalité», ce serait franchement ridicule dans le cas de plusieurs goth et prétentieux dans le cas des autres. Je parle de lucidité dans le sens de «ne pouvoir fermer ses yeux face à la vérité».

Que celui qui m'a lu jusqu'au bout me lance la première pierre.

Le monde, disons-le tout net, n'est pas un endroit très jojo. Il y a vraiment de quoi déprimer (ou se suicider pour les gens plus énergiques). L'horreur de la fiction n'est qu'une douce rêverie presque féérique devant les déchaînements dont les hommes sont capables, parfois juste à notre porte. Que font les gens ordinaires pour survivre à ça? Le plus simplement du monde, ils détournent le regard. Il n'ont pas la lucidité dont je parlais plus haut.

Ceux qui ne peuvent détourner le regard, que font-ils? Là encore, deux catégories: il y a ceux qui s'impliquent (les militants) et ceux qui se retirent tout simplement de ce monde pourri pour aller dans un autre monde, plus joli et harmonieux (les sous-cultures).

Les goths, comme tous les autres, forment un petit monde à part. Quand ils voient l'horreur du monde, ils ne l'ignorent pas, mais s'en dissocient. Chez les goths, pas de carnages ou de génocides (et tout cas, pas depuis que «goth» est un terme qui désigne un type tout en noir). Personne ne peut reprocher aux goths le réchauffement climatique ou la fin dans le monde.

Par opposition, et même s'il y a plein de religieux militants (que je tiens à saluer), je ne crois pas qu'il y aie de religieux vraiment «lucide». De un, la religion est un moyen de détourner les yeux de la vérité (bon, pour les croyants que j'ai froissés, dites-vous que je ne parlais pas de VOTRE religion, mais des 10000 autres qui sont nécessairement dans l'erreur). De deux, face à une vérité trop dure, le religieux a une parade toute trouvée qui lui permet d'éviter de devenir goth : Dieu et son foutu amour. Dix mille personnes meurent de faim? Une petite larme, une prière, et hop! Tout ce petit monde va au paradis, où il sera heureux le reste de l'éternité. À ce compte, un génocide c'est un grand acte de miséricorde.

Alors, avec une réponse pareille, pourquoi aller se cacher dans une sous-culture, devenir goth et se faire traiter À LA FOIS de grenouille de bénitier et de sataniste?

206 + 225 + 237

C’est le compte actuel des pages écrites dans ce roman. Il y a donc un total de 668 pages. Terminé, il ira certainement tourner dans les 700 pages. Pour bien faire, il faudrait qu’il en dure... 300.

C’est bien entendu impossible,mais j’ai hâte de repasser aux révisions pour voir ce que je pourrai faire.

Depuis que j’ai le sentiment de toucher au but, tout me semble soudain plus clair. Je sais exactement, me semble-t-il, ce que je dois couper. Nous verrons si ça ira aussi bien plus tard.

10/11/2006

Plus que deux chapitres

Voilà, j’en suis, grâce à deux presque nuits blanches, à mon avant-dernier chapitre.

Des combats sinistres, des trahisons, des actes épiques suivis de fuites lâches et d’autre trahisons, pour finir par un acte d’abnégation totale, ou de folie vengeresse, selon votre point de vue.

Le prochain chapitre sera assez fourni...

10/02/2006

Un nouveau chapitre

Dans un moment d’inspiration, je suis parvenu à terminer un des chapitres les plus importants de mon livre. Mon objectif irréaliste de finir le roman avant le mois d'octobre ne s'est peut-être pas réalisé, mais je suis très heureux des quelques lignes (deux pages, tout au plus), que je suis pavenu à écrire ce soir.

La mort d’un des personnages redonne de la résonance à son rôle dans l’histoire, et met en valeur la dimension proprement maudite du héros, forcé de se détruire afin d’échaper à la culpabilité.

9/25/2006

Semaine agréable et mouvementée. Aujourd'hui est une agréable journée d’automne.

J'ai assisté à toutes les projections du festival du court métrage de Sherbrooke. Est-ce cela qui m'a inspiré? J'ai rempli quatre feuilles d'idées pour deux nouvelles histoires, qui viendront compléter mon recueil de nouvelles. Les idées me paraissent excellentes, reste à voir comment se passera l’écriture.

9/19/2006

Marer Arar et la GRC

«

Un peu hors sujet ici, mais tout ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l'homme dans mon «beau pays» me touche énormément. Nous avons perdu beaucoup à suivre les États-Uniens dans leur paranoïa. Mais l'espoir subsite. Je vous recommande de lire l'article complet.

Le juge O'Connor recommande de dédommager Maher Arar

Hélène Buzzetti
Édition du mardi 19 septembre 2006

Mots clés : Québec (province), Canada (Pays), Terrorisme, Justice, arar, grc, juge o'connor

Ottawa -- En définitive, l'erreur de Maher Arar aura été de marcher un peu trop longtemps sous la pluie. Sa balade suspecte lui a valu d'être étiqueté à tort par la GRC comme un «extrémiste islamiste» dans une requête destinée aux autorités américaines. Cette conclusion hâtive, sans aucun fondement de la part de la Gendarmerie royale du Canada, a conduit le Canadien jusque dans les geôles syriennes où il a croupi près d'un an.

9/17/2006

La musique est une part importante de l'inspiration. J'écris généralement avec un fond musical. Certains personnages sont même directement inspirés de chansons.

J'ai lu la semaine dernière que certains écrivains joignent des trames sonores à leurs romans. Je ne suis donc pas le seul à travailler ainsi...

J'ai composé une petite liste des chansons qui ont inspiré des personnages ou des scènes, celles qui sont citées en tête de chapitre ou tout simplement celles que j'écoute le plus souvent. En voici une petite liste, mais je suis certain d'en oublier plusieurs...

1. Dark Wings, Within Temptation
2. Cassandra, The Crüxshadows
3. Like tears In Rain, Covenant
4. Sally's Song, London After Midnight
5. Into My Arms, Deine Laikaien
6. Absentee, Kirlian Camera
7. Wreath of Barbs, Wumpscutt

Deux jours perdus

J'ai passé deux jours à écrire une scène que je m'apprête à éliminer. Inutile, lourde, encombrante. Moin objectif de terminer le livfre à la fin de ce mois me mets en panne. Je vais donc écrire directement les scènes clé, que je possède pleinement, puis entâmer le travail de révision. Dès que les ponts auront été placés entre les différentes pièces, je pourrai le soumettre aux lecteurs privilégiés.

Durant ce temps, je ne cesse d'avoir des idées nouvelles concernant les suites et l'épaisseur du mythe. Ces idées me permetront peut-être, si je parviens à me les approprier dans un tout cohérent, de donner de la cohérence et de la profondeur à ce premier roman. Peut-être aussi à l'amincir, en permettant de communiquer en quelques mots des notions que je cherchais à tâtons dans des scènes interminables.

9/12/2006

9/04/2006

Vampire: du monde rural au mythe urbain

Le mythe du vampire remonte à des temps très reculés. Il incarnait, dans les croyances des Européens de l'est, une menace sérieuse. Les vampires pouvaient boire le lait des vaches et le tarrir, attacher les vaches entre elles par la queue et s'amusait à les exicter, ce qui faisait tourner leur lait.

La peur de l'agriculteur n'est pas la même que celle du citadin. L'agriculteur vit dans une relative solitude, où les humains qu'il fréquente ont un visage connu. Ce sont très souvent des membres de sa famille. Durant les gros coups d'ouvrage, ils pouvaient collaborer, ou engager les fils du voisin. Le village était une unité presque autonome, une machine fonctionnant à merveille et dont chaque partie connaissait parfaitement son rôle. En revanche, l'homme urbain fréquente un milieu où l'humain est principalement un inconnu. Il ne sait rien de la vie des millions de gens qui l'entourent, ni leur travail, ni leurs rêves.

Dans ce contexte, on comprend que la peur est différente pour le type rural (en particulier celui du moyen-âge) et pour le type urbain moderne. L'agriculteur ne craint pas son voisin. Il craint ce qui peut le blesser, l'atteindre. Il craint le mauvais temps, l'incendie de ses biens, la maladie de son bétail, la grêle, la mauvaise santé de ses enfants. Le travail physique et la présence d'une vaste nature indomptée, d'où surgit régulièrement les animaux nuisibles. le vampire, ennemi formidable mais relativement facile à vaincre, permets de cristaliser ces peurs et de dompter, en imagination, les éléments contre lesquels il ne peut rien. Un retard dans la corruption du corps et le caractère impressionnant de l'exorcisme forcent la fascination.

Dracula raconte l'établissement du vampire du milieu rural au milieu urbain. Dans le cas du célèbre comte, cet établissement est plutôt raté. D'autres, comme le vampyre de Polidori, réussissent mieux leur intégration. Le récit de Poidori est proprement terrifiant à cause de la position délicate du narrateur, qui veut sauver sa soeur mais doit assister, impuissant, à sa corruption et à sa mort. Le vampire est devenu un corrupteur des moeurs, dans la pudique Angleterre victorienne.

Le vampire a changé de visage. Il devient chez Anne Rice et Poppy Z Brite une sorte de décadent permanent et souvent violent. Lestat prend et donne la vie, agit en guide et en voyou, jusqu'à devenir absurdement puissant. Il ne cause aucune peur. Il est l'incarnation du fantasme, celui de la liberté, de l'indépendance, de la richesse, de la puissance et de l'éternelle jeunesse. C'est sans doute la raison pour laquelle il vieillit si mal.

Le vampire moderne est devenu le personnage auquel les gens veulent s'identifier. Il n'a plus rien de monstrueux, et les écrivains complaisants l'ont débarrassé de la plupart de ses anciennes tares, devenues ridicules aux yeux des citadins modernes. Absurdes, ces recettes de grand-mères afin de protéger son troupeau et le sang de ses enfants. Le comte Dracula est mort, mais il ne faut plus, désormais, qu'on puisse l'avoir aussi facilement, avec des croix et des hosties. Le film de Coppola a achevé de faire de Dracula le vampire romantique par excellence, à tel point que son invention de l'amour immortel avec Mina Harker est déjà entrée dans l'imagination populaire.

Il n'y a qu'à lire les nouvelles qui rampent un peu partout sur la toile, écritent par des adolescent plus ou moins attardés. Le même shéma repris mille fois: je suis minable, moins que rien. Je croise une personne du sexe opposé, c'est un super vampire. Il fait de moi son amant et nous régnons ensemble sur la n uit pour l'éternité.

Lestat n'inspire aucune crainte. On ne craint pas son propre fantasme. Pour provoquer la peur, le vampire moderne doit se refuser, devenir une sorte d'élite à laquelle le lecteur voudrait avoir accès, sans en être nécessairement capable. On encore, est-il possible que la race des vampires devienne moins forte, moins tentante? Quelle catastrophe! C'est là-dessus que repose l'effet de «La Condamnée». La peur que les vampires romantiques (Clarimonde et Éduard), forts (Jugg et Rodrigue) ou troublés (Édouard encore, Michel) soient submergés par un type nouveau de vampires, les Inquisiteurs, oposés à tout ce qui rend les vampires si séduisants.
Me voilà à Montréal, au deuxième jour de mon expédition au weekend fétiche. L'ambiance est tristonette, puisque ma copine et quatre de mes amis m'ont fait faux bond. J'écris ces lignes en attendant de recharger mon ordinateur. Dès que ce sera fait, je pourrai aller faire ce dont je rê^ve depuis des années: aller écrire dans un café :)) Le cliché parfait de l'écrivain, c'est moi maintenant.

En l'absence de ma copine, j'ai connu la semaine la plus productive depuis longtemps, et j'ai encore rajouté dix pages pendant le rajet en autobus. J'ai maintenant mon ordi bien en main, et je sens que mes performances vont exploser désormais! Quelques belles pages ont été écrites dernièrement, et je me demande si ne parviendrai pas à boucler la première version de ce livre avant la fin de ce mois... Ce serait bien. Il ne resterait pus qu'à trouver des beta testeurs motivés ;) Je fréquente trop les forums mac, depuis quelqes temps :))

8/28/2006

Dimanche dernier, j'ai eu la chance de revoir, à la télévision, le film «Titus». Revoir parce que, en grand fan d'Anthony Hopkins, je l'avais déjà vu il y a bien longtemps. La première fois, le film avait été une violente claque, déraciant mes attentes, secouant mon estomac. Cette fois-ci, débarrassé de mes préjugés et plus attentif, j'ai pu profiter de l'expérience.

Un enfant est enlevé à ses jeux de guerre et est entraîné en plein drame shakespearien. Il lui manque peut-être trois ou quatre notions d'histoire, car il y a ici et là des anachronismes assez déroutants. Les cavaliers se déplacent à moto, on voit ça et là des références à l'Italie Fasciste, les armes ont parfois des formes très moyen-âgeuses. Bref, c'est tout un amalgamme d'époque qui se mêle ici, donnant à ce film son ton unique. Titus Andronicus, fier général romain et frère du tribun Marcus, revient victorieux du pays des goths, emportant avec lui comme prisonniers leur reine et ses trois enfants. L'enfant sera alors témoin des barbaries les plus morbides. Sacrifice humain, nombreux meurtres, complots, viol, mutilations, trahisons, scandales, exécutons injustes, nouvelles mutilations et même cannibalisme, alors que la vengeance succèdera à la vengeance, et que la folie grignotera peu à peu le vieux général.

La pièce, qui serait la première tragédie de Shakespeare, secoue le monde depuis plus de quatre cents ans. Sa violence inouïe ferait passer Hamlet pour un épisode des Pokemons. Pourtant, à travers ce labyrinthe de folie furieuse, la colossale poésie de l'auteur s'exprime avec une grâce qui étonne encore, malgré la réputation de ce monstre du théâtre.

Le parti d'actualiser une pièce de Shakespeare n'est pas nouveau en soi. Chacun peut aisément en trouver quelques exemples. Mais la réalisatrice (Julie Taymor, qui donnera par la suite l'excellent «Frida») dépasse aisément les autres, se collant fidèlement au texte magnifique, mais en dépassant son propos par des moyens narratifs propres au cinéma. Le choix de faire de l'enfant le témoin de l'action n'est pas innocent, car c'est bien à la guerre qu'il jouait. Puis, au plus fort du drame, le voilà qui joue lui aussi; il est devenu le propre petit fils de Titus. Il participe à sa vengeance, jouit d'avance de faire payer ses crimes à Tamora, qui fut pourtant première lésée. Puis le sang appelle le sang. L'absurdité de la roue de la violence, qui tourne toujours et ne fait qu'écraser, devient manifeste. Il s'apitoie sur le fils d'Aaron, victime innocente des complots et des tueries.

Grand texte, grande direction, cela appelle une grande distribution. Les acteurs sont tous excellents, en effet. Citons Colm Feore, impérial Tribun, Jessica Lange, Tamora parfaite. Mais bien sûr, il fallait pour le rôle de Titus de solides épaules. Le choix de Anthony Hopkins, qui symbolise à lui seul la marque impérissable du théâtre shakespearien, lui qui fit ses premières armes dans Othello dans la troupe de Laurence Olivier, vient boucler la boucle, assurer toute la légitimité de l'exercice. On ne peut remettre en question la vision étrange de l'artiste, puisque celui qui est sans doute le lus grand acteur vivant lui a donné sa voix. Le rôle est difficile. Un homme fier et courageux, moulu par les ans, vit le désarroi, la souffrance, l'humiliation, la destruction de sa chair, l'anéantissement de sa vie et de son héritage. La raison peu à eu le quitte, mais pas sa résolution. Subtilité et excès. Hamlet n'était peutêtre pas un si grand rôle.

Si vous ne l’avez pas vu, pensez-y. Vous avez un rendez-vous avec ce qu'il y a de plus beau et de plus repoussant dans l'âme humaine.

8/27/2006

Trois updates dans la même journée, voilà ce qui ne s'est plus vu depuis bien longtemps...

06-08-27.mpg
Je viens de mettre la main sur un petit logiciel de prise de notes qui devrait grandement me faciliter la tâche dans le maintient de mon blogue personnel. Il s'agit de Journler. Ce logiciel est magnifiquement adapté à mon Mac. Reste à le prendre en main adéquatement.

http://journler.phildow.net/

Un peu déçu par le modèle de branchezvous.com, je migre sur blogspot. Les fonctions sont supérieures, et la possibilité de mettre les entrées à jour par un wiget ainsi que par Journler vont me permettre de faire mes entrées de manière plus régulière.

Maintenant que ma migration informatique est achevée, je peux reprendre mon travail d'écriture. J'ai enfin complété le chapitre que je trainais depuis le mois de juin. J'ai une idée très claire d'où les choses vont maintenant aller. Cependant, plus que jamais, j'ai perdu le fil de mon récit, et il me semble que toutes mes pages écrites ressemblent à une bouillie dans laquelle nul n'arrivera à se retrouver. J'ai hâte de passer au travail de remise en forme. Peut-être que ce nouvel outil de prise de ntes pourra m'être utile.

Il me reste à assimiler le fonctionnement de tous mes nouveaux outils. Alors pour bientôt, les Chemins obscurs 2.0 ;)

Début de mon nouveau blogue...

Me revoilà, avec plus de force et de confort cette fois....