12/23/2006

2 en 2: The Last Sect

Encore une soirée ciné hier et, comme d’habitude, je suis sauté sur le dernier film de vampire disponible. Ce n’est pas un hasard si il a été produit par la même maison que 5ive girls: c’est sur le dernier DVD que j’avais vu le preview de celui-ci.

Même procédé: prendre un acteur au bon ratio célébrité/prix et le faire jouer dans un film fantastique avec un tas d’acteurs (et d’actrices) surtout populaires au petit écran. Ici, David Carradine incarne Abraham Van Helsing, descendant de son célèbre homonyme (ce qui n’est plus très original, il faut bien l’avouer). Malgré son kung fu encore pas mal, notre Bram ne se sent plus très en forme et va faire appel à un certain Karpov, tueur de vampire joué par le très reconnaissable Julian Richings et qui, malgré sa constitution de chat affamé, laisse les brutes comme Blade loin derrière question efficacité et style.

Quand aux vampires eux-même... je veux dire «elle-mêmes» parce qu’il n’y a que des (splendides) femmes dans leur petite secte, elles dirigent en sous-main une agence de rencontre (mal nommée Artemis) et un site web où elle bouffent du mec en direct. C’est étrange, innattendu et pas très logique en apparence, mais ça permet de filmer quelques très belles scènes.

Le reste du développement est archiclassique, l’histoire si mince que la résumer serait la révéler, mais, encore cette fois, ce n’était pas le nanar que j’attendais. Le film est parfaitement honnête et, si son dévelopement est lent, il contient des scènes d’antologie qui devraient plaire à tous les amateurs du genre. Comme 5ive girls, l’érotisme est omniprésent sans jamais tomber dans l’exès de nudité (y en a pas, pour être exact) ou la vulgarité. Bref, une expérience très au-dessus de ce que à quoi on peut s’attendre d’un série B.

Décidément, le Canada comemnce à se réveler source d’intéressants films fantastiques. Le Québec devra répliquer, et pour se faire, il faudra faire mieux que l’exécrable «Éternelle» ou le décevant «La Peau Blanche».

12/17/2006

5ive girls

Je vu hier ce film canadien à budget visiblement modeste, avec Ron Perlman dans un rôle (comme d'habitude) assez secondaire, mais interprété avec une certaine force.

Je m'attendais à une véritable horreur, une daube, bref un nanar de première classe mais, à ma grande surprise, il s’agit d’un série B parfaitement honnête, qui a même le chic d'aller chercher parfois une certaine tension érotique, avec le minimum vital de nudité et de vulgarité. J'irai jusqu'à dire que, dans la catégorie «thriller fantastico-religieux avec des démons même pas gentils», je le préfère aux grosses production, comme «Stygmates» ou «l'Ordre».

429 pages, transplantation réussie

Après une grosse journée d’ouvrage, me voici avec cinq chapitres révisés, deux transplantés du livre II au livre I, un chapitre rayé (mais qu’il faudra sans doute réécrire, je n’en sais trop rien pour l’instant) et, malgré quelques ajouts intéressant, sept pages de moins.

Mieux encore, la transplantation m’a permis d’éliminer un contexte spacio-temporel difficile à justifier, et de terminer le livre I par une humiliation terrible pour me personnage principal, qui venait de remporter une victoire aussi importante qu’invraisemblable. Cela devrait tempérer le syndrome du personnage chouchou à son auteur, qui constituait, selon moi, la première faiblesse du livre I.

12/15/2006

La fin de Noël

J’étais heureux d’affirmer, à un ami Belge qui se reconnaîtra certainement, que le Québec n’avait pas de parti d’extrême droite.

Tout peut changer très vite.

Mario Dumont, le politicien du coin droit, éternel troisième dans une assemblée où il n’a pas sa place, qui multiplie les sorties démagogues pour se tenir la tête hors de l’eau, a franchi cet automne le fleuve qui sépare le ridicule du sordide.

L'invention n’est pas nouvelle: pour remonter sa cote sans se fatiguer, rien de tel que de taper à tors et à travers sur des minorités incapables de se défendre. Aussi, il avait ressorti un pseudo-scandale, celui des hommes qui ne pouvaient assister à des cours pré-nataux en présence de femmes musulmanes dans les CLSC de Montréal. Que l’affaire se soit résolue avant même qu’il n’en parle, au bénéfice, heureusement, des hommes injustement floués, n’allait certainement pas arrêter notre grande gueule nationale. Manquant visiblement d’autres exemples, il a prouvé qu’il ne connaissait rien à la justice en se méprenant sur le terme «accomodement raisonnable» — à moins que, à son habitude, utiliser des termes à tors et à travers n’éveille chez lui aucun scrupule.

Heureux de son petit effet (il est tout de même passé dans les journaux), le voilà qui récidive à l’occasion de la fermeture de la session parlementaire, appuyant cette fois à fond sur la pédale de l’auto carricature. Les vrais chefs des vrais partis ont osé souhaiter «Joyeuses Fêtes». Puisque la période comporte un certain nombre de célébrations, les plus officielles étant Noël, le Nouvel An et l’Épiphanie, sans parler des nombreuses fêtes privées, ça me paraissait parfaitement normal. Mais Mario, flairant le vide dans les média à l'aproche des fêtes (!) y a vu un complot afin de faire disparaître le terme «Noël», trop chrétien selon lui. Ainsi, nos politiciens se sont mis à plat ventre devant les hordes d'étrangers surgies de tous les horizons pour piétiner notre culture. Il sous-entend que le choix, normal, de la laïcité, a été fait au Québec afin de capituler plus vite devant l'intégrisme juif et musulman. Bref, au détours d’un voeux vide et naturel, Mario a découvert un complot.

Qu’il trouve écho dans les média, que les attachés politiques soient obligés de défendre leurs chefs de ses accusations débiles, est assez dramatique. Mais il semble bien que Mario a trouvé son public. Partout commencent à surgir les cris de rages de tous ces pauvres Québécois floués dans leurs droits parce que ci et à cause de ça. Il ne reste qu’à espérer que tous les nouveaux amis de Mario auront la bonne idée, comme les Nazis, d'utiliser des signes ostensibles de leur appartenance, afin qu’on les repère de loin et puisse les éviter.

Pourtant, la télé déborde de Noël, au point que les gens en font une dépression. Comme les autres, je cumule les heures suplémentaires afin de faire face à cette crise annuelle, qui vient nous ruiner juste avant la partie la plus creuse et la plus coûteuse de l'année. Et si, vraiment, nous devons renoncer comme le pense Monsieur Dumont au mot «Noël» pour adopter la célébration du solstice, ce ne sera pas plus mal: ce sera un retours à nos origines celtes, la seule qui uisse unir les différentes origines qui composent aujourd'hui ce que nous appelons, à tors, «les Québécois de souche».

12/14/2006

437 pages dans les deux premiers livres...

Ce qui signifie 15 de moins qu’avant. Je suis repassé comme un rouleau compresseur sur mon chapitre II, et j’en ai enlevé plus ou moins le quart, partie totalement inutile qui gangrenait tout le rteste de l’ouvrage. Reste à voir comment ces changements affecteront le reste de la logique.

Je dois bien admettre que je ne suis pas souvent en grande forme pour écrire. J'ai connu des semaines très éprouvantes au boulot, ce qui fait que mon travail littéraire a été relégué aux fins de semaines. Mais les vacances des fêtes approchent à grand pas. J'aurai alors une dizaine de jours, durant lesquels je devrais parvenir à compléter la première révision générale du manuscrit.

Je me suis heurté à tant de gribouillage inutile et malhabile jusqu’à maintenant que j’admets avoir des doutes sur la possibilité de cette histoire de toucher des gens. Mais je garde espoir. Tant que je pourrai arriver à arracher les pages nuisibles comme je le fais, je garde espoir.

12/10/2006

Le James Bond de Daniel Craig

Il ne faut surtout pas regarder ça comme le «prequel» des James Bond. Ici, c'est un nouveau James Bond, plus violent, plus macho, plus cynique, plus proche en fait du personnage littéraire. Le changement d'acteur (alors que Pierce cartonnait très bien merci) et l'adaptation du premier roman (pas u choix innocent) viennent souligner cette cassure avec le passé.

Bref, oubliez le James Bond d'avant, maintenant c'est ça, la franchise.

D'ailleurs, ça se sentait. Die another day était presque un résumé des films précédents, avec des tas de références à la série (Clin d'Oeil à James Bond, l'ornithologue qui a généreusement donné son nom à l'agent secret, maillot de bain de Halle Berry rappelant celui de Ursula Andress dans Dr No, parachute Union Jack d'un espion qui m'aimait, etc.) Ça sentait le point final. On avait été aussi loin que possible, et on ne pouvait plus guerre que recycler.

D'ailleurs, James, qu'étais-tu devenu? Une guimauve, un chevalier servant, trop propre, trop gentil, trop chevaleresque. À trop coller la rectitude politique, il avait perdu la testostérone de Sean et la désinvolture méprisante de Roger. Alors, qu'est-ce que c'était, l'étape suivante? Qu'il cesse de boire? Qu'il nous fasse un cas de conscience et refuse de tuer?

Quand on en est là, mieux vaut faire table rase et partir à neuf. Anna Brocoli a pris la décision courageuse de relancer la franchise sur un nouveau James Bond, alors que l'ancien était encore en pleine gloire. Un acteur qui a enfin la tête de quelqu'un qui en a arraché, des techniques de combat enfin dignes d'un commando, et un James cynique, alcoolique et violent, comme dans les livres. Moins de gadget, et exit les poncifs du genre. Bref, un héros puissant, qui dépote, mais dont les faiblesses viennent rappeler le caractère humain.

Oubliez votre vieux James Bond: Broccoli l'a enterré. Pour le revoir, faudra louer les DVD. Vive Daniel Craig, et vive les femmes qui ont des couilles.

12/03/2006

En direct de la bibliothèque nationale

Aujourd'hui, je réalise un vieux rêve: écrire à la Bibliothèque nationale du Québec. C'est un cadre lumineux, merveilleux pour écrire, avec juste ce qu'il faut de bruit ambiant. Quelque part, dans les milliers de tonnes de papier qui m'entourent, il y a trois histoires signées de mon nom. À ma modeste façon, je fais déjà partie de l'histoire de la littérature québécoise ;)

Je m'accorde un petit répis avant de replonger dans l'enfer du boulot. Je dois travailler sur un projet important cette fin de semaine, et je dois avoir un layout complet près lundi matin. Je fais partie d'une réunion de concept télévisuel lundi après-midi, et je dirigerai une session photo avec Marc-André Coallier dans la même soirée. La semaine sera assez chargée. Je ne pourrai donc plus travailler à mes relectures avant les vacances des fêtes (mais je compte abattre un sacré boulot à ce moment là). Je me donne donc une heure ou deux pour procéder à une opération délicate.

Je me trouve face à un chapitre inutile, ampoulé, bavard que je dois retirer proprement et remplacer par quelque chose d'autre. C'est un exercice périlleux, car le nouveau doit être nettement supérieur à l'ancien.

Medina, le terrible inquisiteur, fait son entrée dans la vie de Michel Grandbois. Celui-ci est obsédé, plus que jamais, par son projet de vengeance contre un ennemi qu'il ne connaît pas. Malgré son manque de sympathie pour le Déluge, organisation hypocrite à ses yeux, il compte utiliser Medina à son avantage...

Medina, de son côté, connaît de vue Michel Grandbois. Il l'a vu, dans un chapitre précédant, tuer un sorcier à l'aide de nécromancie. Michel, devenu Cerbère, est difficile à atteindre, mais l'Inquisiteur commence à peine à placer ses pions sur l'échiquier....