1/30/2007

Que dire?

Longue période sans mises à jour ici. C'est un peu la faute au boulot, un peu à mon train de vie fêtard, un peut aussi (surtout en fait) à cause des ratés du passage de Blogger Beta à Blogger normal.

Note à moi-même: ne plus essayer de betas.

Il a fallu une claque pour sortir de ma torpeur. Non seulement les soudages, à quelques mois des élections, donne le catastrophique gouvernement Charest premier candidat à sa propre succession (les Québécois l'avaient pourtant reconnu plus mauvais gouvernement de l'histoire, il y a six mois à peine, et ses deux premières années ont été le théâtre des plus importantes manifestations depuis la révolution tranquille), mais en plus l'ADQ sort de sa tombe pour aller flirter au dessus du vingt pourcent d'appuis.

Dur lendemain de veille.

Ainsi, la preuve est faite: il suffit de quelques bouts de route la veille des élections pour faire oublier les promesses bafouées, les hausses de tarif injustifiées, les reculs sociaux et environnementaux, les lois spéciales adoptées au baillon à répétition, la destructuon des normes du travail et l'appauvrissement accéléré de la classe moyenne. Ainsi, il suffit de propos démagogiques irresponsables dans un pays qui connaissait pourtant une paix sociale digne de l'Utopie pour que l'extrême droite menace de s'installer au coeur du Québec profond.

Aujourd'hui, c'est tout le Québec qui est divisé. Hommes contre femmes, Montréal contre les régions, catholiques contre musulmans, blancs contre noirs. Il y a deux ans à peine, les plus beaux fleurons de notre culture et de notre vie publique venaient de l'immigration; désormais quiconque n'est pas prêt à villempider les «aménagements raisonnables» (terme employé à tors et à travers) devient suspect.

Les responsables sont d'abord à chercher dans ce gand groupe de presse, propriétaire de la plus grande imprimerie au monde, qui ont créé la sensation autours de ces accomodements impossibles à citer (parce qu'ils n'existent pas), inventé une nouvelle avec un sondage discutable, et qui s'est ensuite dépêché de propager la nouvelle à travers ses journaux (les plus lus) sa chaine télé (la plus regardée) et ses site webs (les seuls, pour ainsi dire, de l'information Québécoise). Alors que les élécubrations incendiaires de Dumont faisaient la première page, les propos intelligents et mesurés de Boisclair au été passés à la moulinette et déformés pour en faire un membre du complot de ce que le Journal de Montréal appelle désormais des «ethnies».

Pendant que la lutte contre une sorte d'impérialisme musulman ou juif, que plusieurs s'entêtent à voir partout, bat son plein, des employés d'origine étrangère sont chassé de leur travail par centaines, à cause de directives américaines qui ont l'arrogances des conquérants, dans un domaine où la main-d'oeuvre est rare. Pendant qu'on dénonce comme la fin de notre monde trente pieds carrés laissés à des étudiants musulmans sur un campus de deux kilomètres carrés, un citoyen canadien arrêté et torturé à tors en Syrie ne pourra désormais plus sortir du pays, car il est toujurs considéré comme une menace par notre bienveilant voisin. Pendant qu'on crie au meurtre à cause du givrage des fenêtre d'un troisième étage, la Banque Nationale reçoit des Américains des listes de gens à qui il sera interdit d'ouvrir un compte en devises américaines.

Bref, c'est à une épidémie de stupidité que le Québec est confronté. Le forum que je fréquente, où de jeunes tarés déblatèrent le plus souvent en mauvais anglais dans une vision prophétique d'une assimilation galopante, est plein de bonnes poires qui viennent reprocher aux musulmans de vouloir détruire notre culture. C’est peut-être le portrait le plus tragique qu’offrira la mort de ce peuple qui aurait pu être prometteur.

1/14/2007

Fin des révisions du livre II

Voilà! J’ai terminé cet après-midi les révisions de la deuxième partie de mon roman. Il ne reste plus que la troisième partie, dans lequel je dois terminer un chapitre auquel il manque encore quelques pages, et écrire un chapitre que j’avais effacé (parce qu’il était trop nul). Dans l'ensemble, ce dernier livre était le mieux structuré et le plus complet, les révisions ne devraient donc pas me prendre trop de temps.

Les quelques pages que j’ai écrites aujourd’hui me semblent très bonnes, j’ai bon espoir de terminer rapidement mes révisions afin de soumettre mon manuscrit à des lecteurs privilégiés. Qui sait, le manuscrit se retrouvera peut-être chez les éditeurs vers le printemps?

1/06/2007

Un soleil estival...

Je vous écrit en (léger) différé de la Brûlerie de Sherbrooke. Un soleil estival vient de succéder à une pluie printanière. Et j'attends tranquillement que mot bol de café au lait, saupoudré de cannelle, refroidisse pour pouvoir enfin le goûter.

Comme je me l’étais promis, j’ai mis les vacances des fêtes à profit pour remanier lourdement mon roman. Greffes, coupures, transplantations, modifications importantes de l’intrigue, tout cela n’a été qu’un début. Au fil des ajouts et des modifications, le fichier devenait de plus en plus lourd et malaisé à manier. J'ai donc découpé le fichier en chapitres, et désormais je les travaille individuellement, et les monte dans un document maître. Les chapitres se numérotent automatiquement, ce qui fait que je peux maintenant les déplacer à ma guise (et je ne m’en prive pas). Mieux, je peux supprimer un chapitre comme je le veux en éliminant le lien dans le document maître, mais toujours en avoir une copie dans mon dossier «chapitres».

L'opération a pris une bonne journée (et n'est pas encore terminée, il reste tout le livre trois à découper), mais les modifications vont maintenant bon train. Pour le prochain livre, je procèderai ainsi dès le début, ce qui me permettra de sauver des mois de travail ;)

Bref, écrivain n’est pas un métier différent des autres: il est utile de connaître à fond le fonctionnement de ses instruments de travail.

Je compte avoir une première mouture à soumettre à mes courageux amis d’ici un mois, à ce train. Je touche du bois.

Le café (que je n’ai découvert vraiment qu’il y a trois semaines environ) est très bien: les produits (dont le café) sont de première qualité, le café équitable est disponible et le lieu est rempli de gauchistes, d’artistes, d’étudiants et même d’écrivains en plein travail. Je ne suis donc pas le seul à taper sur un portable.

Là-dessus, je vous quitte. J'ai un roman et un bol de café qui m’attendent.