2/26/2012

Édition vs autoédition: une courte réflexion

Writer's desk by Anton Treskunov (snusnumrick) on 500px.com
Writer's desk by Anton Treskunov

Bon, le bateau est lancé et démarre (très) lentement.

Pour ceux qui n’auraient pas suivit, j’ai démarré (d’abord dans un infâme but d’autoédition) ma propre maison d’édition consacrée au fantastique.

Il y aurait beaucoup à dire sur le démarrage d’une maison, accompagné du codage (assez laborieux, si l’ont veux faire les choses correctement) d’un livre numérique. Comme il y a beaucoup à faire aussi, je vais me contenter de quelques commentaires à propos de trucs qui me font un peu dresser les poils.

Vraie et fausse édition

Alors, les Chemins Obscurs, une vraie maison d’édition? Si. Il suffit de le dire et de le faire pour l’être (et ce n’est pas si facile). Si vous avez une boutique mobile qui vend des biscuits, vous êtes un vendeur de biscuits. Vous écrivez des histoires, vous êtes un écrivain. Vous éditez des livres, vous êtes un éditeur. Bon ou mauvais? Nous en reparlerons, parce que ça n’a aucun rôle à jouer ici.

Il y a beaucoup de tirage de poils à propos de ce que serait un «vrai» éditeur. De ce qu’il doit être, de ce qu’il doit savoir et de ce qu’il doit faire. Reste un fait indéniable: personne ne peut devenir éditeur sans devenir éditeur. On n’apprend pas ce métier sans se mettre les mains dans le cambouis. Il faut y aller, faire de son mieux, apprendre (de ses erreurs, la plupart du temps). Il n’y a pas d’autre manière. Pas de science infuse, pas d’épiphanie.

Je ne cherche pas à devenir millionnaire (mais j’aimerais bien). Je le fais d’abord parce que j’en ai marre de regarder passer la révolution de l’arrière banc, parce que je veux essayer et parce que je ne peux pas perdre. Dans le pire cas, avec pas un livre vendu, j’aurai appris. J’en ai déjà appris des masses, développé des compétences, noué des contacts, et ça continue.

3 commentaires:

AlexFG a dit...

À titre personnel, l'auto-édition est quelque chose qui me fait peur, du moins pour mon propre travail.

Ma première crainte est celle de ne pas être honnête avec moi-même. Le sommes-nous jamais vraiment? Accepterais-je de mettre mon ego a la poubelle pour laisser un chapitre que j'aime beaucoup tomber, par exemple, parce qu'il n'est pas vraiment nécessaire?

La deuxième est que mes tares, en tant que professionnel de n'importe quel métier, sont différentes de celles des autres, et pourront en général être remarquées beaucoup plus facilement par un autre que par moi-même. Ce que je ne réalise pas en me relisant moi-même, je ne le réaliserai sûrement pas en m'auto-éditant.

Comment comptes-tu faire pour éviter ces deux dangers de l'auto-édition?

Philippe Roy a dit...

Il n’y a pas de traits d’union dans «autoédition». Je sais, c’est une erreur commune, je l’ai faite moi-même quelques fois.

Ce que tu dis est très très fondé, et c’est le gros soucis avec tous les titres autopubliés que j’ai vus (et qui leur donne leur réputation de merde).

Ceux qui ont du succès dans le domaine engagent des conseillers éditoriaux, des correcteurs et des réviseurs. En gros, il font la même chose qu’un éditeur, mais ils en assument les frais.

Je n’ai pas les moyens de le faire pour un roman, aussi je compte bien proposer le mien à des maisons établies. Pour des textes courts, l’investissement est beaucoup moins onéreux. Les deux prochains livres seront dans cette catégorie.

Sinon à moyen terme, j’aimerais publier des romans déjà publiés ailleurs mais indisponibles et pour lesquels les auteurs ont repris leurs droits.

AlexFG a dit...

Je suis content d'avoir posé ces questions.

Je comprends mieux comment tu comptes procéder, maintenant.