J’ai un nouvel amour en matière de fonte texte.
Ce blogue m’a donné l’occasion de m’intéresser de très près aux fontes texte qui peuvent se révéler souhaitables pour un livre de fiction.
Il existe bien entendu quelques choix évidents, tels que Bembo, Goudy, Caslon et Garamond, en particulier les très belles et extrêment complètes suites créées par Adobe.
L’ennui, c’est que ces suites ne sont pas données.
Reste les choix fournis avec les systèmes d’exploitation ou les logiciels les plus courants, comme le Times, le Palatino ou sa copie microsoftienne, Book Antiqua. Cette fois, l’ennui est que ces suites ne sont pas complètes. Pour monter un livre, on a essentiellement besoin du format régulier et de son italique, mais il n’est pas farfelu de souhaiter aussi les chiffres elzéviriens ou les petites capitales, souvent essentielles à une typographie soignée.
Quelques petites maisons ont entrepris de s’aventurer sur le terrain difficile de ces polices extrêment lisibles, aux proportions et à l’élégance parfaites. Certains de ces résultats sont même en open source. Peu offrent la moindre valeur ajoutée à un simple Palatino, hélas.
Et voici ti pas que je tombe sur Calluna, de la fondrie ExLjbris. Coup de foudre au premier coup d’œil, parce que Calluna arrive, tout en gardant un dessin classique, à prétendre à l’originalité, grâce à une légère courbure dans les sérifs inférieurs.
Petit détail qui ne gâche rien, sa chasse est à peine plus large que celle du Times New Roman, mais avec un œil nettement plus important.
Son dessin original en fait une fonte originale en grosseur titre, tout en demeurant parfaitement lisible en taille texte. D’après moi, avec son œil important, elle restera lisible en très petit corps, mais je n’ai pas encore testé (et je ne suis pas un fan des romans montés en neuf points).
En plus des chiffres elzéviriens et des petites capitales, cette fonte comporte toutes les ligatures rêvées, ainsi que tous les accents imaginables. Je n’ai remarqué aucun soucis au niveau du crénage. Bref, c’est du tout bon.
La graisse de base est gratuite. C’est en principes tout ce qu’il faut pour monter un roman ou un autre livre de fiction mais, si vous le désirez, les graisses supplémentaires (gras, léger et extra gras) sont vendues à un prix extrêmement raisonnable.

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