11/30/2011

Des promesses! Des promesses!

Malgré mon absence relative sur ce blogue pour cause de papalité, les visites ont atteint un niveau record, dépassant le millier pour la première fois. Le taux de rebond a baissé et le temps moyen passé à la lecture des billets a augmenté de manière significative.

La faute aux vampires

Si la majeure partie des visites demeurent concentrées sur les pages concernant la mise en page de romans et d’autres livres de fiction, les billets consacrés aux vampires ont connu l’essentiel de la hausse, et j’en suis très heureux.

Je vais être très franc: si j’ai partagé mes réflexions sur le mythe du vampire ces derniers mois, c’est pour de basses considérations de SEO (search engine optimization). Lorsque mes articles sur la mise en page m’ont apporté un nombre significatif de visites, je me suis apperçu que mes statistiques me révélaient quels étaient les mots les plus employés dans les recherches. Comme je termine tranquilement un roman qui raconte une sordide histoire de vampires, je me suis dit que cette information vaudrait de l’or, le moment de la publication venu. Et ça marche plutôt bien.

Et la mise en page?

Même si j’ai a priori moins d’intérêt à aider les metteurs en page en herbe, je prépare actuellement la suite logique à ma série de billets, c’est à dire un véritable tutoriel sur la mise en page d’un roman, de A à Z. C’est commencé mais c’est long, très long. Je vais sans doute le publier en plusieurs parties.

Et un nouveau blogue

Je me retiens continuellement de publier mes opinions politiques ici, parce que je veux que Les Chemins obscurs demeure un blogue littéraire. Parfois ça déborde, mais j’essaie toujours de garder un lien avec la littérature. Pourtant, le blogue est une manière devenue importante de participer à la vie politique et je ne veux plus m’en priver. Je vais donc mettre sur pieds un autre blogue très bientôt, exclusivement consacré à ce qui me peine, me révolte et me donne des raisons d’espérer. Ça se fera dans les prochains jours.

11/26/2011

Vampire, jeunes et vieux

The Vampire
En principes, le vampire échappe au temps. Étant mort-vivant, il ne peut plus vraiment vieillir. Cette imortalité est un des éléments qui composent leur aspect séduisant, et qui garantissent leur popularité depuis plus de deux cents ans.

Malgré tout, le temps reste une force avec laquelle il faut composer. C’est même une pierre d’achopement pour plusieurs auteurs, qui présentent des êtres de plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires, avec la psychologie d’un lycéen. L’effet du temps est pourtant un sujet de méditation fascinant, et l’une des plus agréables manières d’approfondir ses personnages tout en leur conférant un petit je ne sais quoi d’étrange qui n’enlève certainement rien à leur charme.

Le recrutement des vampires et l’âgisme

On s’accorde généralement à dire que le vampire cesse de vieillir à partir du moment où il est mordu. Par exemple, la petite Claudia d’Interview with the Vampire gardera l’apparence d’une enfant, alors même qu’elle gagne l’expérience qui peut faire d’elle une adulte.

Sachant cela, on peut constater que, la plupart du temps, les vampires sont recrutés dans leur prime jeunesse. La plupart des personnages paraissent la vingtaine, parfois un peu moins (et de plus en plus, avec les vagues de romances pour ado). Personne ne pense donc à recruter des personnes plus âgées, plus matures, plus expérimentées? Jamais? En général, l’apparence de jeunesse semble être le premier critère pour choisir un immortel, voire le seul. Ann Rice l’écrit noir sur blanc: pourquoi offrir l’immortalité à quelqu’un qui n’a pas une apparence parfaite? Moins que la beauté idéale serait une croix bien trop lourde à porter. Notons aussi que les critères de beauté de l’époque ne sont pas appliqués, mais bien ceux du vingtième siècle: minceur parfois extrême, âge juvénile, type caucasien de préférence.

Cette fixation sur le seul critère esthétique vient avec quelques inconvénients. Malgré une expérience si longue qu’aucun humain ne peut prétendre posséder, les vampires ont des choix remarcablement pourris quant à leur progéniture. Une société vampitrique basée, dans la plupart des cas, sur un épais secret, devrait attacher un prix élevé à la motivation du candidat, sa capacité à rentrer dans le rang et sa discrétion. Lestat est tout le contraire — il est vrai qu’il fut recruté pour son caractère rebelle et n’a reçu aucune éducation comme vampire. Louis, choisi pour des critères esthétiques, est fondamentalement mésadapté, ce qui mène à des carnages, des complications sans nombre et culmine avec une scandaleuse entrevue avec un journaliste. Ce ne sont que des exemples. Bien des histoires de vampires, au cinéma en particulier, portent sur un nouveau venu qui, incapable d’accepter sa nature, entraîne à leur perte ses créateurs.

Un candidat plus âgé serait-il préférable? Pas toujours, sans doute souvent. Le premier coup de sang de jeunesse passé, la discrétion vient plus naturellement. Un candidat plus âgé est susceptible de n’avoir plus de parents vivants, ce qui donne un coup de main considérable. Surtout, au voisinage de la mort, on devine que la motivation doit croître. Un personnage plus âgé a eu plus de temps pour développer les talents qui seront utiles à son créateur; cet aspect est rarement employé en fiction où, lorsqu’un vampire ne dispose pas d’un talent particulier pour une tâche, il se contente de recruter un mortel par des promesses fumeuses, procédé dangereux au mieux.

Pour le Cycle des Bergers, j’ai cherché à connaître les critères qui poussèrent les parents de chacun de mes vampires à les admettre au sein du peuple. Je souligne que ces critères ne sont jamais esthétiques. Les mortels ressentent souvent, au contact de vampires, le besoin d’en être, peu importe les sacrifices et les difficultés. Ce sentiment croît sans cesse avec la vieillesse et le voisinage de la mort.

11/05/2011

Encore un livre en Times New Roman

C’est heureusement rare, mais quelques monteurs utilisent encore du Times New Roman pour la mise en page des livres.

J’ai déjà expliquée ailleurs les raisons pour lesquelles le Times New Roman est un mauvais choix. J’ajouterai que c’est une fonte conçue à la base pour un journal, imprimé sur un papier poreux sur des presses rotatives. Les livres, surtout de nos jours, sont imprimés dans de bien meilleures conditions, et ne nécessitent donc pas un tel contraste entre les pleins et les déliés.

Il y a des raisons pour choisir le Times New Roman. Certaines sont bonnes, je dois l’admettre, d’autres sont mauvaises. Passons-les en revue.

Consulter le reste de l’article Encore un livre en Times New Roman sur le blogue de Philippe Roy.