3/22/2011

Hobo With a Shotgun — lendemain de première

Bon, je peux enfin faire mon vrai critique et parler d'un film qui n'est pas encore largement distribué.

J'ai eu le bonheur d’obtenir des places pour voir Hob With a Shotgun.
Avant d'en parler plus longuement, voici le preview. Attention, ça saigne.

Heureusement que les scènes les plus violentes ne sont pas dans le preview.

Voici, après Machete avec qui on ne peut que trouver quelques points communs, un autre vrai film qui suit une des fausses bandes-annonces du duo cinématographique Grindhouse. Le faux preview en question est ici:


Heureusement qu'ils ont réussit à avoir Rutger Hauer entre temps. Car oui, pour la plus grande joie des petits et surtout des grands, notre bien aimé chef des répliquants de Blade Runner tient le rôle titre.
Le film donc, entre autres mérites, présente Rutger Hauer dans le rôle d'un sans-abris à la conscience citoyenne, qui amasse difficilement son pognon dans le but d'Acheter une tondeuse à gazon. Malheureusement pour lui, la ville d'Halifax est un peu plus violente que dans les prospectus, et il se voit contraint de se payer à la place un fusil à pompe (aux munitions apparemment inépuisables), avec lequel il entreprend de «livrer la justice, une balle à la fois». Les méchants ne tarderont pas à réagir, jusqu’à faire appel au Plague, une organisation de tueurs blindés comptant sur son tableau de chasse Jésus, Jeannne d'Arc et le Lapin de Pâques (entre autres).

Le film ressemble à un mélange entre Dirty Harry et Brain Dead. L’outrance est bien sûr au rendez-vous, mais force est de constater que la qualité est bien là, tant au plan de l'interprétation (chez les interprètes principaux, les figurants et en particulier les victimes ont tout l'air de bien s'amuser) que de la direction photo. Décors, accessoires, costume, tout sent vrai. Même les dialogues grandiloquents et les envolées lyriques sont parfaits. Au point qu'on se surprend à y trouver quelques vérités, parfois émouvantes.

Est-ce trop violent? J'ai parfois détournée le regard, ce qui est pas mal, mais il y a ici un décalage bienvenu par rapport aux films décérébrés de la tendance torture porn qu'on nous livre ces temps scie (avez-vous saisi le jeux de mots?) Mais soyez prévenu: ça saigne beaucoup, et tout le temps.

Donc, si vous avez aimé Machete, Brain Dead ou Bag Man, courrez voir cette petite merveille. D'autant qu'elle a été en partie financée par vos impôts.

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