4/10/2009

La critique

Voici un commentaire que j'ai fait sur Parano, à propos d'un article sur la critique.

«Pour l’immense majorité des critiques, mon avis est assez similaire à celui de l'article. Quand on peut, on le fait, quand on ne peut pas, on enseigne ou on critique. C'est un peu le drame de notre monde. Les talentueux sont d'abord formés par des incapables et critiqués par des frustrés et des envieux.

Reste que la règle comporte un bon paquet d'exceptions. Et j'ai déjà lu des critiques très objectives et argumentées qui non seulement prenaient en compte le genre du film, mais en plus présentait des arguments. Il était alors possible de se dire des trucs du genre "ce critique n'a pas aimé, mais il est probable que moi, j'aimerais". La critique bien faite est utile, elle m'aurait évité bien des navets.
J'ai du mal surtout avec les critiques toujours dans le même sens, qui conchient tout ou, encore pire, qui encensent tout avec un petit sourire niais. Au Québec, la colonie artistique est toute petite, et personne n'ose trop gratter où ça fait mal. Les pires baudruches passent pour des acteurs énormes, les scénarios les plus convenus sont présentés comme de grands moments. Pour bien en remettre, le principal éditeur de journaux possède aussi le plus grand nombre de maisons d'éditions, le plus grand poste de télé, le plus grand magasin de disques et produit Starwarkadémie, ce qui lui donne les contrats de tous ces jeunes débiles qui reçoivent, c'est obligé, les critiques les plus dithyrambiques et voient leurs disques de merde être propulsé au palmarès. Pire que le critique frustré, le critique mercenaire.»

1 commentaire:

Gabrielle Delavoie a dit...
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