12/26/2008

Pauvre Maxime

Me voici en vacances jusqu'au 5 janvier. Je compte bien en profiter pour continuer le travail sur mon nouveau roman (titre de travail : Myriam). Après avoir bien entamé l'écriture la semaine dernière (et l'autre avant), je me suis heurté à un trou dans mon plan. J'ai donc trimé surtout sur cet aspect aujourd'hui, avec un certain succès. J'en arrive à introduire le personnage de Myriam trois chapitre plus tôt que prévu, ce qui permet de dynamiser toute l'intrigue.

J'ai étoffé énormément le personnage de Maxime, destiné à une courte vie. Rebelle et idéaliste, il est un peu le côté lumineux des vampires de ma cité. Son opposition à Rodrigue permettra de laisser ce dernier dans une ombre inquiétante jusqu'au prochain roman, où il sera en quelques sortes réhabilité.

Je suis très heureux de mon travail d'aujourd'hui, parce que les nouveaux pans d'histoire rajoutés auront des effets positifs jusque dans le prochain tome, en plus de donner un peu plus d'épaisseur à des personnages importants, comme Clarimonde et Rodrigue. Il permet de noircir un peu plus l'Ordre de Saint Pierre. Je crains continuellement que cet ordre, que je veux inquiétant au possible, passe pour une organisation paternaliste au service du personnage principal.

Enfin, mon travail d'aujourd'hui permettra de transformer certains point qui auraient pu paraître incohérents ou peu consistants (le fait que Rodrigue épargne Judith malgré sa trahison, ou la disgrâce de Jérôme, le Cerbère dont Michel prendra la place dans le tome 2) comme des éléments clés de l'intrigue.

Il m'apparaît de plsu en plus que j'aurais dû il y a longtemps suivre mon idée de transformer la première partie en un livre à part entière plutôt que de présenter un manuscrit doté de défauts évidents à des éditeurs. Je me rassurais en me disant qu'ils avaient déjà publié pire, ce qui est une piètre excuse.

12/12/2008

Le Retour du mort-vivant

Bon alors un petit mot, après ces mois de silence.

J'ai reçu, il y a quelques mois, la réponse de Alire concernant mon roman. Pas de suspense, c'est un refus. Trop long, trop ambitieux, il y a une suite (c'est nuisible, pour un roman d'inconnu; je m'en doutais, mais on ne se refait pas). J'ai eu malgré tout droit à la copie du comité de lecture et même au renvoi du manuscrit (légèrement) annoté. Ce qui ressemble à un traitement de faveur.

Je dois dire que je m'attendais à certaines critiques. Certains passages (en particulier le long combat de la fin) ne peuvent être appréciés que par les amateurs du genre, et les lectrices du comité n'en font pas partie, de leur propre aveu. La scène est trop longue, selon elles, mais ne peut être raccourcie parce qu'elle est parfaitement justifiée. D'un autre côté, l'univers est fascinant, mais trop peu exposé. Les membres du comité auraient voulu des détails sur toutes les institutions et les sociétés secrètes que j'ai inventées, sur l'histoire du monde et surtout sur le lien entre les mortels et les vampires, tout un tas de sujets que j'ai volontairement laissés dans l'ombre parce que, bon c'est bien joli, mais sept-cent pages, c'est déjà assez long. Bref, couperet, mais envoyez-nous ce que vous écrirez dans l'avenir.

Comme j'anticipais ces critiques, je ne peux en nier le bien fondé. Mais j'ai quand à moi un autre verdict. Le talon d'Achille de mon texte repose dans la première partie, lente à démarrer, pleine de retours en arrière pour tenter de lancer l'histoire. Le rythme est sans arrêt brisé. Je fais le pari que, sans cette partie, le lecteur sera prêt à avaler autant de combat épique que la dernière partie lui servira.

Il reste un certain nombre de maisons d'édition moins importantes qui pourraient prendre le risque de publier mon livre, mais je ne voyais pas l'intérêt de leur livrer un manuscrit que je sais plein de vices. J'ai donc pris sur moi d'arracher toute la première partie et d'en faire un roman à part. Il y a la matière, et l’univers pourra être approfondi à souhait.

Je constate que, lorsqu'une histoire se déroule dans un univers «parallèle» (une sorte d'uchronie fantastico-sf dans mon cas), les lecteurs sont plus intéressés au fonctionnement du monde qu'au récit lui-même. Ce n'est pas mon cas. Les explications d'un chapitre sur le tabac Hobbit m'horripilent, personnellement, et j'aime bien les zones de mystère, que notre esprit peut combler à l'aise. Même si j'écris d'abord pour moi (il serait difficile de me convaincre que ce n'est pas une bonne idée), je reconnais cependant que l'introduction de descriptions du monde peuvent ajouter au suspense, alors que, dans la condamnée, le monde n'est là que pour planter le décors et plomber l'ambiance.

C'est donc dans ce sens que je travaille depuis quelques mois. J'ai à ce jour terminé le plan général et j'ai écris cinq chapitres entiers, certains excellents. Les personnages, surtout Michel et Grimaldi, gagnent énormément en profondeur. Au total, j'aurai deux livres bien meilleurs, et plus courts d'une centaine de pages.