6/07/2008

Nouveau chapitre : l’Orfèvre

Après un important travail de planification (toujours pas terminé, mais qui apporte déjà des fruits intéressants), je retourne au travail proprement littéraire. Me voilà sur un chapitre perdu environ au milieu de l'action, où Hélène et Michel Grandbois rencontrent un orfèvre alchimiste afin de lui faire réaliser leur bagues de fiançailles. Et comme je me sens généreux, en voici un petit extrait ;)

«Vous aussi. Des Bergers.» Il a souligné le mot avec dépit. Il fait partie des initiés. Ceux qui n’ont oublié ni la Grande Chasse, ni la Guerre des Ogres, ceux qui se demandent encore pourquoi le reste des hommes a accueilli avec une placidité ovine l’arrivée soudaine des «anges» qui les saignent. Jusqu’à cet instant, Michel Grandbois faisait partie des siens, les rares bêtes en liberté. Il est passé de l’autre côté.

«Nous n’y croyons pas plus que vous, Francesco. Face à l’Inquisition, nous sommes des enfants apeurés qui ne demandons qu’à survivre.

— Alors le combat continue, de l’autre côté?

— De l’autre côté, le combat commence.»

La mansarde, martyrisée par l’étreinte agressive du gel, remplit le silence comme une commère inquiète.

6/01/2008

Nocturne, le fanzine culte, a un nouveau graphiste

Mon excès d'enthousiasme suite au congrès Boréal m'a joué de vilains tours. Je vais donner un coup de main au fanzine Nocturne, qui a vraiment besoin d'un nouveau graphiste. Ma collaboration débutera avec le numéro 9, soit celui qui doit justement publier ma nouvelle «l'Horloge vivante».

Je n'ai pas encore fait d'effort conséquent pour publier d'autre nouvelles, d'ailleurs :| Je devrais sérieusement m'y mettre. Mais, comme toujours depuis mon débarquement dans la métropole, j'ai un paquet d'autres soucis...

Travail sur le background

Pluie, genou foulé et de manère générale un weekend de merde, propice au travail en profondeur.

En passant un long moment seul accoudé à un bar, j'ai compris que, avant de me lancer plus avant dans la suite de mon roman, je devais faire un plan général de la saga, dont je n'avais pour l'instant qu'une vague idée de la fin et de quelques épisodes. Gwelf, gentille barmaid, m’a prêté un stylo, et je me suis lancé dans une prise de notes infernale de ce qui sera vraissemblablement l'arc... du quatrième volume ;) J'adore poser en artiste inspiré dans les lieux publics, et je crois avoir bien réussi mon air fébrile. Il ne me manquait que les cheveux ébouriffés.

Le travail s'est poursuivit hier et aujourd'hui, avec une ébauche des différents volumes avec l'évolution des différents personnages. Cela m'a permis d'en approfondir plusieurs et de dénouer quelques risques d'incohérences. De manière générale, je crois que les histoires seront plus riches et plus intéressantes.

Ce travail est nécessaire à plusieurs points de vue. D'abord, je m'aperçois que les actions du cinquième tome peuvent très bien avoir des bases dans le second. Surtout, cela me donne la confiance nécessaire pour transformer en profondeur mon univers, au gré de conflits apocalyptiques qui prendront leurs racines dans un passé incroyablement lointain.

J'ai arrêté mon plan au cinquième tome, même si je prévois qu'il y en aura éventuellement sept, pour faire un peu de travail sur le Déluge. Cette institution centrale est incroyablement négligée dans mon livre, et je crois que c'est l'un de ses points faibles les plus importants. Il me reste la possibilité d'approfondir ma vision de l'Inquisition aant d'en arriver à l'étape sensible de la direction littéraire.

Je n'ai toujours pas de nouvelle de mes manuscrits, d'ailleurs, mais je deviens plus optimiste à mesure que le temps passe (quoi que je connaisse mes heures noires aussi). Chaque jour, je cherche la lettre de Alire, certain que le manuscrit sera accepté. Si tout se solde par un refus, je serais effroyablement déçu, mais un brin surpris. Ces bonnes dispositions m'aident à travailler, aussi je ferai mon possible pour les garder.