5/18/2008

Le temps des lilas

J'adore le quartier où j'ai choisi d'habiter!

Le printemps me rend peut-être un peu trop heureux, mais tout semble débloquer. Je profite du beau temps pour marcher dans tous les coins de mon quartier. Depuis deux semaines environ, les lilas fleurissent. Dans mon café favori, où j'ai pris le petit déjeuner ce matin, l'air en était littéralement embaumé. Une touche de plaisir végétale m'aide à supporter ce qui était, pour moi, le mauvais côté de Montréal.

Je m'aperçois aussi que je commence à véritablement m’approprier cette ville. Je m'y oriente mieux, j'en connais davantage les recoins (enfin, dans les deux quartiers que je fréquente sans arrêt. Avec le congrès Boréal et la réouverture imminente de mon bar favori (le Passeport) à laquelle je ne croyais plus vraiment, les «vibrations» sont bonne pour me remettre au travail.

Je viens donc de compléter deux bonnes journées de travail littéraire, encore une fois (hélas) pour la suite de mon roman, qui n'est pourtant pas mon projet prioritaire. Mais j'ai trouvé le fil conducteur qui pourra rassembler tous les éléments disparates de mon récit, qui tournera en fin de compte autour du personnage d'Abaddon, l'ange exterminateur de l'Apocalypse. Ce nouvel arc me permet aussi de combler certaines incohérences et de créer une intrigue qui sera, je le crois, passionnate. Elle jettera enfin un éclairage particulier sur plusieurs personnages du premier livre). J'ai remanié en profondeur le plan (mais il reste du boulot à faire) et, parce que j'en avais envie, j'ai écrit un chapitre entier.

Le congé férié de demain me permettra de terminer de remanier le plan.

5/17/2008

Congrès Boréal - avec un peu de retard

Il y a une semaine exactement, je me suis pointé au congrès Boréal, événement qui, depuis des années, rassemble les différents acteurs du fantastique et (surtout) de la science-fiction québécoise. J'étais au départ un peu timide. Après toutefois une certain temps et quelques efforts pour entamer la conversation, j'ai découvert un milieu accueillant ouvert, avec un visage souriant.

Première constatation: le milieu est tout petit, et même s'il comporte ses cliques et sa petite politique, il tend à se tenir. Je m'attendais un peu à voir des auteurs mal vieillis et jaloux de privilèges durement acquis, mais c'est plutôt le partage enthousiaste d'une passion commune qui animait tout le congrès. Les jeunes (comme moi, mais comme plusieurs autres) y étaient accueillis avec chaleur, le milieu semblant craindre le manque de sang neuf.

J'y ai retrouvé Natasha Beaulieu, toujours aussi gentille. Elle a été quelque peu assaillie par les fans, mais j'ai trouvé quelques minutes pour lui parler. Il y avait aussi Patrick Sénécal, un peu brouillon mais plein d'humour, et plusieurs représentants des éditions Alire. Une conversation anodine m'a d'ailleurs informé sur un point: Natasha Beaulieu leur a en effet parlé de moi. Il faudra bien que je trouve le moyen de la remercier.

J'ai rencontré Elisabeth Vonarburg, dont le guide «Comment écrire des histoires» avait passablement orienté ma vocation jadis. Je l'ai retrouvé il y a quelques années, et lui ai donné un coup de relecture, uniquement pour m'apercevoir que je le connaissait encore par cœur. Comme quoi une leçon bien donnée reste gravée au fond de l'âme. Je lui ai exprimé (en d'autres mots) ce commentaire, et elle a semblé sincèrement émue.

Une attention particulière avait été donnée aux jeunes, ce qui fait que les pannels étaient souvent animés par des types de vingt ans qui n'avaient, au total, pas grand chose à m'apprendre (et certains, comme Guillaume Voisine, avaient plutôt la grosse tête, mais bon, c'est de leur âge). C'est le petit bémol de ce weekend épuisant.

J'ai revu les copains des Six Brumes, et j'ai ai profité pour leur acheter à peu près tout ce que je n'avais pas encore pris d'eux. Une véritable direction littéraire leur manque encore, car leur idées intéressantes s'enfargent régulièrement dans les maladresses de style, mais Alegracia et le serpent d'argent semble plus prometteur à ce chapitre. «Le loup du sanatorium», récit cliché au style clinique, n'avait pas grand intérêt. Par contre, la plaquette sur Erzebeth Bathory, malgré le sujet assez convenu, est absolument magnifique, et méritera une entrée pour elle seule.

Cette rencontre au sommet a donc été positive, et a considérablement rechargé mes batteries d'énergie littéraire. Je vais profiter de ce long weekend des patriotes pour ajouter un chapitre ou deux à la suite de la Condamnée (dont je ne connais pas encore le titre).