2/06/2008

Return of the Living Dead : Rave to the Grave

Hé! Hé! Hé!

Il y avait un petit bout de temps que je n'avait plus tenté ma chance sur le marché des nanars (pas depuis «Succubus», décevant). Mais rien de tel qu'une franchise ruinée pour ranimer la flamme.

Voici donc le cinquième opus de la série «Return of the living dead», qui a laissé trois classiques, rien de moins, en autant d'essais. Le légendaire «Brains!», l'intelligence inquiétante des morts-vivants et leur caractère indestructible en faisait la seule série à s'écarter un peu des poncifs imposés par l'écrasante franchise de Romero. Le quatrième «Necropolis» promettait beaucoup en nanardise (un zombie avec une mitrailleuse à la place du bras) en revenant tout droit à ces clichés, mais se couchait lamentablement, par manque d'ambition et d'imagination.

Ces manques cruels refont surface dans Rave to the Grave, mais aggravés dans de telles proportions que le côté nanar ressort magnifié. Il faut dire que le film relève un curieux défi: mettre dix fois plus de zombies avec le même budget. Pour cela, il suffit d'éliminer la classique base militaire, de limiter les accessoires aux barils déjà utilisés la fois d'avant, de faire jouer toujours le même air (téléchargé n'importe où) durant toutes les scènes, de ne pas remplacer les vitres brisées, au risque de créer des erreurs de continuité, d'éliminer le directeur de casting en engageant n'importe quel acteur, de faire croire aux filles qu'elles deviendront célèbres en se montrant les seins et de payer tout le monde avec de fausses pilules de drogue.

Ha! J'allais oublier: en tournant la scène avec Peter Coyote à la fin, pour pouvoir plier bagage et déménager avant d'avoir à le payer.

Le concept de base est génial : le gaz qui transforme les gens en zombies depuis le début de la franchise est un dérivé de l'extasy, et des jeunes vont en vendre à plein en prévision d'un rave, où tout le monde, ou à peu près, se transformera en zombie, on le devine. C'est brillant: de un, c'est scientifiquement débile, de deux, c'est totalement incohérent avec tout le reste de la série, de trois, ça permet de glisser une morale à deux balles dans le film (la drôgueu, c'est leu mâââl). En plus, voir le dj (qui crie yo! sans arrêt, signe que personne dans la distribution n'a jamais mis les pieds dans un rave), être tout épaté parce que prendre la substance (curieusement devenu liquide) lui fait de l'effet pendant CINQ minutes vaut à tout seul le prix de la location.

Les effets comiques sont très second degré. Mais attention: second degré parce que qui est comique, ce n'est pas l'humour du film, mais bien de penser que quelqu'un, quelque part, à pensé que c'était du l'humour fin.

En effet, nos zombies sont, comme toujurs, avides de cerveaux. Hors, voilà, pour enrichir la thématique (attention à la catastrophe), les adolescents transformés en zombies se jettent sur ce qui peut tenir lieu de cerveau, selon les victimes. Attaquant l'équide de cheerleaders, ils bouferont les fesses (toujours en criant «cerveau!») Se jettant sur les sportifs, ce sera les biceps. Etc.

Hé! Hé!

La rave comme telle est aussi distrayante. Signe des productions minables gérées par des boutonneux impopulaires qui ont peur de sortir de chez eux, les raves sont une représentation fantasmée sans rapport avec la réalité:
1. Le DJ parle sans arrêt (et il n'y en a qu'un, toujours le même d'un rave à l'autre).
2. On y boit comme des trous.
3. Les filles y montrent leurs seins.
4. On peut très bien y tenir une conversation normale.

Et les agents d'Interpol sont les plus ridicules que j'aie vus depuis Clash of the Ninjas.

http://fr.youtube.com/watch?v=xlMC8Wv-n40

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