12/26/2008

Pauvre Maxime

Me voici en vacances jusqu'au 5 janvier. Je compte bien en profiter pour continuer le travail sur mon nouveau roman (titre de travail : Myriam). Après avoir bien entamé l'écriture la semaine dernière (et l'autre avant), je me suis heurté à un trou dans mon plan. J'ai donc trimé surtout sur cet aspect aujourd'hui, avec un certain succès. J'en arrive à introduire le personnage de Myriam trois chapitre plus tôt que prévu, ce qui permet de dynamiser toute l'intrigue.

J'ai étoffé énormément le personnage de Maxime, destiné à une courte vie. Rebelle et idéaliste, il est un peu le côté lumineux des vampires de ma cité. Son opposition à Rodrigue permettra de laisser ce dernier dans une ombre inquiétante jusqu'au prochain roman, où il sera en quelques sortes réhabilité.

Je suis très heureux de mon travail d'aujourd'hui, parce que les nouveaux pans d'histoire rajoutés auront des effets positifs jusque dans le prochain tome, en plus de donner un peu plus d'épaisseur à des personnages importants, comme Clarimonde et Rodrigue. Il permet de noircir un peu plus l'Ordre de Saint Pierre. Je crains continuellement que cet ordre, que je veux inquiétant au possible, passe pour une organisation paternaliste au service du personnage principal.

Enfin, mon travail d'aujourd'hui permettra de transformer certains point qui auraient pu paraître incohérents ou peu consistants (le fait que Rodrigue épargne Judith malgré sa trahison, ou la disgrâce de Jérôme, le Cerbère dont Michel prendra la place dans le tome 2) comme des éléments clés de l'intrigue.

Il m'apparaît de plsu en plus que j'aurais dû il y a longtemps suivre mon idée de transformer la première partie en un livre à part entière plutôt que de présenter un manuscrit doté de défauts évidents à des éditeurs. Je me rassurais en me disant qu'ils avaient déjà publié pire, ce qui est une piètre excuse.

12/12/2008

Le Retour du mort-vivant

Bon alors un petit mot, après ces mois de silence.

J'ai reçu, il y a quelques mois, la réponse de Alire concernant mon roman. Pas de suspense, c'est un refus. Trop long, trop ambitieux, il y a une suite (c'est nuisible, pour un roman d'inconnu; je m'en doutais, mais on ne se refait pas). J'ai eu malgré tout droit à la copie du comité de lecture et même au renvoi du manuscrit (légèrement) annoté. Ce qui ressemble à un traitement de faveur.

Je dois dire que je m'attendais à certaines critiques. Certains passages (en particulier le long combat de la fin) ne peuvent être appréciés que par les amateurs du genre, et les lectrices du comité n'en font pas partie, de leur propre aveu. La scène est trop longue, selon elles, mais ne peut être raccourcie parce qu'elle est parfaitement justifiée. D'un autre côté, l'univers est fascinant, mais trop peu exposé. Les membres du comité auraient voulu des détails sur toutes les institutions et les sociétés secrètes que j'ai inventées, sur l'histoire du monde et surtout sur le lien entre les mortels et les vampires, tout un tas de sujets que j'ai volontairement laissés dans l'ombre parce que, bon c'est bien joli, mais sept-cent pages, c'est déjà assez long. Bref, couperet, mais envoyez-nous ce que vous écrirez dans l'avenir.

Comme j'anticipais ces critiques, je ne peux en nier le bien fondé. Mais j'ai quand à moi un autre verdict. Le talon d'Achille de mon texte repose dans la première partie, lente à démarrer, pleine de retours en arrière pour tenter de lancer l'histoire. Le rythme est sans arrêt brisé. Je fais le pari que, sans cette partie, le lecteur sera prêt à avaler autant de combat épique que la dernière partie lui servira.

Il reste un certain nombre de maisons d'édition moins importantes qui pourraient prendre le risque de publier mon livre, mais je ne voyais pas l'intérêt de leur livrer un manuscrit que je sais plein de vices. J'ai donc pris sur moi d'arracher toute la première partie et d'en faire un roman à part. Il y a la matière, et l’univers pourra être approfondi à souhait.

Je constate que, lorsqu'une histoire se déroule dans un univers «parallèle» (une sorte d'uchronie fantastico-sf dans mon cas), les lecteurs sont plus intéressés au fonctionnement du monde qu'au récit lui-même. Ce n'est pas mon cas. Les explications d'un chapitre sur le tabac Hobbit m'horripilent, personnellement, et j'aime bien les zones de mystère, que notre esprit peut combler à l'aise. Même si j'écris d'abord pour moi (il serait difficile de me convaincre que ce n'est pas une bonne idée), je reconnais cependant que l'introduction de descriptions du monde peuvent ajouter au suspense, alors que, dans la condamnée, le monde n'est là que pour planter le décors et plomber l'ambiance.

C'est donc dans ce sens que je travaille depuis quelques mois. J'ai à ce jour terminé le plan général et j'ai écris cinq chapitres entiers, certains excellents. Les personnages, surtout Michel et Grimaldi, gagnent énormément en profondeur. Au total, j'aurai deux livres bien meilleurs, et plus courts d'une centaine de pages.

9/01/2008

Vive les congés payés!

Il y aurait beaucoup à dire, entre l'indignation face au gouvernement obscurantiste du Canada et le plaisir de connaître enfin quelques jours d'été. Cherchant quelque chose à lire dans une bouquinerie de Saint-Denis, j'ai pris une vieille biographie de Zola. L'histoire de ce bûcheur, passé de la pauvreté à la gloire à force de travail, m'a fait un peu honte. J'ai donc retrouvé la motivation pour écrire un peu.

À vrai dire, je n'ai pas vraiment cessé de travailler. Les coupures au bureau me laissent du reste un peu plus de temps libre. Mais j'ai surtout fait de la recherche, pour la suite de la Condamnée comme pour Visites à la Morgue de Paris. Je constate encore une fois que Scrivener est un merveilleux outil, qui permet de travailler sur un plan et de faire de la recherche avec une aisance extraordinaire.

J'ai commencé un nouveau chapitre de la suite, qui deviendra le premier en fait. L'histoire commence à prendre forme, j'ai le sentiment de vivre de mieux en mieux mon récit. Je suis assis à un endroit que je ne connaissait pas encore, le café la Gitane, sur Saint-Denis. Les très grandes fenêtres ouvertes laissent entrer la brise d'été, parfumée par les narguilés. Je sirote un thé à la menthe, et la musique orientale mêlée au parfum enivrant vont peut-être m'assister dans le reste de la scène, où interviendra une certaine tention érotique.

8/02/2008

L'histoire des affaires

Ça dit des trucs que je savais déjà, mais c'est bien présenté. Allez-y faire un tour.

http://www.storyofstuff.com/

7/23/2008

The Dark Knight : le triomphe du Joker

Voilà. Depuis les toutes dernières minutes de Batman Begins, je l'attendais. Je n'en suis pas sorti bouleversé. Reste que c'était du bon. Du très bon. Sans doute ce que l'on peut tirer de mieux d'un personnage de type Batman.

D'ailleurs, maintenant, on dit «le» Batman, comme on dit «l'Araignée». Logique. Merci à Christopher Nolan.

Certains font grand cas du duel d'acteur entre Heath Ledger et Christian Bale. Le combat n'était pas à armes égales. Premièrement, avec sa mort, Ledger avait une cote d'amour assez invraissamblable. Ensuite, tout le monde préfère le Joker à (au) Batman. Le premier est coloré, le second sombre. Joker est constamment vaincu, ostracisé, torturé, alors que Batman, quand il en a marre, peut tranquillement se réfugier chez Bruce Wayne et siroter de l'armagnac dans son palais de milliardaire. Mais revenons au film.

Que voulez-vous qu'un acteur tire d'un rôle où il doit, chaque fois que l'intensité dramatique est au rendez-vous, porter un masque qui lui cache les trois quarts du visage (dont les yeux au complet)? Heath Ledger, en contre-partie, avait le visage barbouillé d'un maquillage expressif, tragique en lui-même, qui le rendait méconnaissable et jouait déjà la moitié de son rôle.

On se dit aussi que le Joker de Heath Ledger est mieux que celui de Nicholson. C'est vrai, mais je préfère dire que le Joker de Christopher Nolan est meilleur que celui de Burton (qui a d'ailleurs commis le crime de le tuer à la fin). Nicholson, dans ce film, aurait glacé le sang des spectateurs avec cent fois plus d'intensité que dans the Shining. Burton a donné un Joker de bd. Nolan a créé le Joker du cinéma.

Est-ce à dire que j'ai trouvé Heath mauvais? Pas du tout. Il a été génial. Il va être dur à remplacer, tout comme il sera impossible de sortir, d'où que ce soit, un meilleur film de Batman. Après ce coup de boutoir, la franchise va inévitablement décliner, comme X-Men avant elle. Enfin, si Nolan reste aux commandes (ce qui m'étonnerait), elle ne descendra jamais aussi bas qu'elle l'a été.

Nolan a tout donné à son Joker. L'affiche, le bagou, l'effet de surprise. Ceux qui connaissaient la bd ont dû être surpris que Harvey Dent ne soit pas défiguré par un jet d'acide en plein tribunal, mais que ce soit le Joker qui le piège et le brûle. Les conditions abominablement dramatiques le poussent à la folie d'une manière bien plus crédible que dans la bd, mais ce n'est pas l'invention de Nolan. Cette mise en scène odieuse et sadique, cette démonstration du Joker qui prétend que n'importe qui peut céder à la folie, c'est Gordon qui la subissait dans «The Killing Joke». La santé mentale du commissaire y résistait, malgré sa douleur, et le Joker échouait donc. Ici, Dent s'effondre. En croisant les mythes, Nolan fait triompher Joker. Sa victoire est totale.

Que Batman de Nolan retienne le Joker au-dessus du vide est-il un pied de nez à celui de Burton, qui tirait lâchement son ennemi dans le dos pour le précipiter dans la chute? J'aime à le croire.

7/05/2008

Festival Fantasia, Impression de Machine Girl

Je me remets à peine d'un nouveau déménagement (rien n'est encore tout à fait à sa place dans mon nouvel appartement) et je ne trouve pas le temps de faire quoi que ce soit. Le festival Fantasia vient de commencer, et j'en suis à deux films en deux jours. Dans quelques minutes, j'irais Mother of Tears, le dernier film de Dario Argento.

Hier, c'était Machin Girl, film d'horreur/exploitation/comédie très sanglant et parfaitement loufoque. J'ai eu beaucoup de plaisir, mais hélas, la plupart des événements sanglants du film étaient déjà contenus dans le preview. Au menu, violence difficile à supporter (parfois) et découpage en gros plan de mannequins en caoutchouc. Les effets spéciaux sont inférieurs à ce que je suis habité de voir. Les japonais ne semblent pas capable d'amener la technique à la hauteur de leur imagination. Enfin, difficile de critiquer un film qui se prend si peu au sérieux.

Le festival est de plus en plus peuplé. Des salles où je voyais jadis (l'an dernier seulement) deux petites centaines de spectateurs en entassent maintenant plus du double, avec des files d'attente monstrueuses. J'ai dû rester debout près d'une heure pour voir les Disciples de la 36ième chambre Shaolin. Ça en valait la peine. Les dialogues pourraient tenir sur un feuillet, le reste du film est du pur kung fu, sauce Shaw Brothers.

6/07/2008

Nouveau chapitre : l’Orfèvre

Après un important travail de planification (toujours pas terminé, mais qui apporte déjà des fruits intéressants), je retourne au travail proprement littéraire. Me voilà sur un chapitre perdu environ au milieu de l'action, où Hélène et Michel Grandbois rencontrent un orfèvre alchimiste afin de lui faire réaliser leur bagues de fiançailles. Et comme je me sens généreux, en voici un petit extrait ;)

«Vous aussi. Des Bergers.» Il a souligné le mot avec dépit. Il fait partie des initiés. Ceux qui n’ont oublié ni la Grande Chasse, ni la Guerre des Ogres, ceux qui se demandent encore pourquoi le reste des hommes a accueilli avec une placidité ovine l’arrivée soudaine des «anges» qui les saignent. Jusqu’à cet instant, Michel Grandbois faisait partie des siens, les rares bêtes en liberté. Il est passé de l’autre côté.

«Nous n’y croyons pas plus que vous, Francesco. Face à l’Inquisition, nous sommes des enfants apeurés qui ne demandons qu’à survivre.

— Alors le combat continue, de l’autre côté?

— De l’autre côté, le combat commence.»

La mansarde, martyrisée par l’étreinte agressive du gel, remplit le silence comme une commère inquiète.

6/01/2008

Nocturne, le fanzine culte, a un nouveau graphiste

Mon excès d'enthousiasme suite au congrès Boréal m'a joué de vilains tours. Je vais donner un coup de main au fanzine Nocturne, qui a vraiment besoin d'un nouveau graphiste. Ma collaboration débutera avec le numéro 9, soit celui qui doit justement publier ma nouvelle «l'Horloge vivante».

Je n'ai pas encore fait d'effort conséquent pour publier d'autre nouvelles, d'ailleurs :| Je devrais sérieusement m'y mettre. Mais, comme toujours depuis mon débarquement dans la métropole, j'ai un paquet d'autres soucis...

Travail sur le background

Pluie, genou foulé et de manère générale un weekend de merde, propice au travail en profondeur.

En passant un long moment seul accoudé à un bar, j'ai compris que, avant de me lancer plus avant dans la suite de mon roman, je devais faire un plan général de la saga, dont je n'avais pour l'instant qu'une vague idée de la fin et de quelques épisodes. Gwelf, gentille barmaid, m’a prêté un stylo, et je me suis lancé dans une prise de notes infernale de ce qui sera vraissemblablement l'arc... du quatrième volume ;) J'adore poser en artiste inspiré dans les lieux publics, et je crois avoir bien réussi mon air fébrile. Il ne me manquait que les cheveux ébouriffés.

Le travail s'est poursuivit hier et aujourd'hui, avec une ébauche des différents volumes avec l'évolution des différents personnages. Cela m'a permis d'en approfondir plusieurs et de dénouer quelques risques d'incohérences. De manière générale, je crois que les histoires seront plus riches et plus intéressantes.

Ce travail est nécessaire à plusieurs points de vue. D'abord, je m'aperçois que les actions du cinquième tome peuvent très bien avoir des bases dans le second. Surtout, cela me donne la confiance nécessaire pour transformer en profondeur mon univers, au gré de conflits apocalyptiques qui prendront leurs racines dans un passé incroyablement lointain.

J'ai arrêté mon plan au cinquième tome, même si je prévois qu'il y en aura éventuellement sept, pour faire un peu de travail sur le Déluge. Cette institution centrale est incroyablement négligée dans mon livre, et je crois que c'est l'un de ses points faibles les plus importants. Il me reste la possibilité d'approfondir ma vision de l'Inquisition aant d'en arriver à l'étape sensible de la direction littéraire.

Je n'ai toujours pas de nouvelle de mes manuscrits, d'ailleurs, mais je deviens plus optimiste à mesure que le temps passe (quoi que je connaisse mes heures noires aussi). Chaque jour, je cherche la lettre de Alire, certain que le manuscrit sera accepté. Si tout se solde par un refus, je serais effroyablement déçu, mais un brin surpris. Ces bonnes dispositions m'aident à travailler, aussi je ferai mon possible pour les garder.

5/18/2008

Le temps des lilas

J'adore le quartier où j'ai choisi d'habiter!

Le printemps me rend peut-être un peu trop heureux, mais tout semble débloquer. Je profite du beau temps pour marcher dans tous les coins de mon quartier. Depuis deux semaines environ, les lilas fleurissent. Dans mon café favori, où j'ai pris le petit déjeuner ce matin, l'air en était littéralement embaumé. Une touche de plaisir végétale m'aide à supporter ce qui était, pour moi, le mauvais côté de Montréal.

Je m'aperçois aussi que je commence à véritablement m’approprier cette ville. Je m'y oriente mieux, j'en connais davantage les recoins (enfin, dans les deux quartiers que je fréquente sans arrêt. Avec le congrès Boréal et la réouverture imminente de mon bar favori (le Passeport) à laquelle je ne croyais plus vraiment, les «vibrations» sont bonne pour me remettre au travail.

Je viens donc de compléter deux bonnes journées de travail littéraire, encore une fois (hélas) pour la suite de mon roman, qui n'est pourtant pas mon projet prioritaire. Mais j'ai trouvé le fil conducteur qui pourra rassembler tous les éléments disparates de mon récit, qui tournera en fin de compte autour du personnage d'Abaddon, l'ange exterminateur de l'Apocalypse. Ce nouvel arc me permet aussi de combler certaines incohérences et de créer une intrigue qui sera, je le crois, passionnate. Elle jettera enfin un éclairage particulier sur plusieurs personnages du premier livre). J'ai remanié en profondeur le plan (mais il reste du boulot à faire) et, parce que j'en avais envie, j'ai écrit un chapitre entier.

Le congé férié de demain me permettra de terminer de remanier le plan.

5/17/2008

Congrès Boréal - avec un peu de retard

Il y a une semaine exactement, je me suis pointé au congrès Boréal, événement qui, depuis des années, rassemble les différents acteurs du fantastique et (surtout) de la science-fiction québécoise. J'étais au départ un peu timide. Après toutefois une certain temps et quelques efforts pour entamer la conversation, j'ai découvert un milieu accueillant ouvert, avec un visage souriant.

Première constatation: le milieu est tout petit, et même s'il comporte ses cliques et sa petite politique, il tend à se tenir. Je m'attendais un peu à voir des auteurs mal vieillis et jaloux de privilèges durement acquis, mais c'est plutôt le partage enthousiaste d'une passion commune qui animait tout le congrès. Les jeunes (comme moi, mais comme plusieurs autres) y étaient accueillis avec chaleur, le milieu semblant craindre le manque de sang neuf.

J'y ai retrouvé Natasha Beaulieu, toujours aussi gentille. Elle a été quelque peu assaillie par les fans, mais j'ai trouvé quelques minutes pour lui parler. Il y avait aussi Patrick Sénécal, un peu brouillon mais plein d'humour, et plusieurs représentants des éditions Alire. Une conversation anodine m'a d'ailleurs informé sur un point: Natasha Beaulieu leur a en effet parlé de moi. Il faudra bien que je trouve le moyen de la remercier.

J'ai rencontré Elisabeth Vonarburg, dont le guide «Comment écrire des histoires» avait passablement orienté ma vocation jadis. Je l'ai retrouvé il y a quelques années, et lui ai donné un coup de relecture, uniquement pour m'apercevoir que je le connaissait encore par cœur. Comme quoi une leçon bien donnée reste gravée au fond de l'âme. Je lui ai exprimé (en d'autres mots) ce commentaire, et elle a semblé sincèrement émue.

Une attention particulière avait été donnée aux jeunes, ce qui fait que les pannels étaient souvent animés par des types de vingt ans qui n'avaient, au total, pas grand chose à m'apprendre (et certains, comme Guillaume Voisine, avaient plutôt la grosse tête, mais bon, c'est de leur âge). C'est le petit bémol de ce weekend épuisant.

J'ai revu les copains des Six Brumes, et j'ai ai profité pour leur acheter à peu près tout ce que je n'avais pas encore pris d'eux. Une véritable direction littéraire leur manque encore, car leur idées intéressantes s'enfargent régulièrement dans les maladresses de style, mais Alegracia et le serpent d'argent semble plus prometteur à ce chapitre. «Le loup du sanatorium», récit cliché au style clinique, n'avait pas grand intérêt. Par contre, la plaquette sur Erzebeth Bathory, malgré le sujet assez convenu, est absolument magnifique, et méritera une entrée pour elle seule.

Cette rencontre au sommet a donc été positive, et a considérablement rechargé mes batteries d'énergie littéraire. Je vais profiter de ce long weekend des patriotes pour ajouter un chapitre ou deux à la suite de la Condamnée (dont je ne connais pas encore le titre).

4/06/2008

Doux printemps...

Voilà. Je suis parvenu à mettre derrière moi la recherche d'un nouvel appartement et l'épineuse question des impôts. L'hiver commence à déserrer les griffes, et j'ai découvert un nouvel endroit pour sortir, belle ambiance, bonne musique, au cœur d'un vieux Montréal que j'avais scandaleusement négligé jusqu'à maintenant. Bref, c'est un dimanche heureux pour moi.
J'attends toujours des nouvelles des manuscrits que j'ai expédié, mais il est encore tôt. En attendant, je travaille sur la suite — si je n'arrive pas à publier le premier tome, ça me fera une belle jambe :( J'exhume aussi des vieux textes, écrits à l'époque avec Word Perfect, sur un vieux 286 (la fine pointe de la technologie à l'époque). J'ai ressorti un vieux projet, histoire de vampire encore, et les deux livres enflent de plus en plus à mesure que je me penche sur eux, à mon grand désespoir.

3/16/2008

Visite des librairies

Ma vie va un peu dans tous les sens. Insatisfait de mon travail (ce n'étais, de toutes manières, qu'une situation temporaire), je m'aperçois qu'en dénicher un nouveau, c'est du boulot. Je dois en même temps arriver à trouver un autre appart, tout en supportant celui que j'ai actuellement, et où dormir une nuit complète est problématique. Dans ce contexte, il est hors de question d’entamer un autre projet littéraire.

Évidement, aucune nouvelle de mes deux manuscrits envoyés. C'est une bonne chose, d'ailleurs. La plupart des manuscrits étant repoussés du revers de la main, je n'ai pas envie d'une réponse rapide. Mon rêve d'avoir enfin un livre publié reste toutefois vif. Ce rêve, ainsi que le désir de dénicher d'autres éditeurs susceptibles d'être intéressés m'a poussé à visiter les librairies.

D'abord, dans le genre où j'opère, il faut remarquer une nette domination de deux maisons: Alire (pourvue d'un impressionnant catalogue), et Michel Brûlé, qui possède quelques titres très vendus. Ça tombe bien, ce sont les deux maisons auxquelles j'ai envoyé mon manuscrit. Les deux font des efforts visibles pour que la présentation de leurs titres en librairie sit excellente — il ne faut pas être naïf, pour obtenir cette présentation, il faut payer. Michel Brûlé a une réputation un brin sulfureuse mais fait un travail de promotion conséquent. Chez Alire, on note la suprématie de Patrick Sénécal, surnommé non sans raison le Stephen King Québécois. Les autres se disputent généralement la présentation uniforme en ordre alphabétique au rayon «épouvante» ou «science-fiction». Ils ont l'honneur de représenter une foule d'auteurs, dont la totalité des plus grands comme un nombre impressionnant de presque inconnus.

Derrière ces deux leaders, ils y a les éditions de la Mortagne, porté par le succès mondial des Chevaliers d'Émeraude. Le peu que j'en ai lu révélait un style naïf et médiocrre, et la maquette est montée de manière peu professionnelle, au contraire de ses rivaux plus importants.

Le reste est hélas absent. Aucune trace de Vent du Nord, des Six Brumes ou d'autres éditeurs, sans parler des nombreux livres édités à compte d'auteur. Aussi bien dire que je souhaite ardemment que l'une des deux acceptera mon manuscrit.

Un autre fait marquant est que le fantastique québécois ne bénéficie d'aucun espace particulier. Chez Archambault, où la sélection du genre était anémique et se limitait à peu près à Stephen King, Anne Rice ou Clive Barker, Patrick Sénécal est directement assis à côté de Peter Straub. Natasha Beaulieu est la seule auteure à l'accompagner sur leurs rayons. C'est dire que, même si j'arrive à me glisser dans leur catalogue, une expositio inimale n'est pas du tout garantie.

Est-ce une bonne chose que, contrairement à la littérature plus «normale», le Québec ne dispose d'aucun espace particulier? Probablement. Reste que, passé la barre difficile de l'édition, la concurrence vient directement de l'étranger.

3/08/2008

La septième tempête

Me voici au coeur de la septième tempête de neige cet hivers (la troisième cette semaine). C'est peut-être bien la plus violente. Il reste que je l’ai bravée cet après-midi, pour faire imprimer et expédier le manuscrit de mon roman. Les jeux sont faits, rien ne va plus.

Pour l’instant, je n’ai expédié que deux exemplaires, mais je recherche activement d’autre éditeurs susceptibles d’être intéressés par mon mélange de science-fiction et de fantastique.

En attendant, le reste de la soirée se déroulera aussi sous le signe des vampires: j’ai loué 30 jours de nuit, et j’ai bravé la tempête pour la seconde fois, cette fois pour aller chercher de la bonne bière blonde. Je peux désormais rêver de célébrité ;) Priez pour moi.

2/10/2008

TER-MI-NÉ!

Voilà. Après plus d'un an de révisions (surtout passé à attendre les commentaires des lecteurs privilégiés), je tiens ce qui probablement le manuscrit final. Un peu plus de deux ans de travail à temps perdu a donc été nécessaire pour taper cette brique, puis lui retrancher presque deux cents pages.

Reste maintenant à payer l'impression du manuscrit (six cents pages, c'est pas donné), les frais de poste (plus ou moins cinq dollars la brique) et me soumettre aux affres de l'attente et à la dureté de la critique.

2/06/2008

Return of the Living Dead : Rave to the Grave

Hé! Hé! Hé!

Il y avait un petit bout de temps que je n'avait plus tenté ma chance sur le marché des nanars (pas depuis «Succubus», décevant). Mais rien de tel qu'une franchise ruinée pour ranimer la flamme.

Voici donc le cinquième opus de la série «Return of the living dead», qui a laissé trois classiques, rien de moins, en autant d'essais. Le légendaire «Brains!», l'intelligence inquiétante des morts-vivants et leur caractère indestructible en faisait la seule série à s'écarter un peu des poncifs imposés par l'écrasante franchise de Romero. Le quatrième «Necropolis» promettait beaucoup en nanardise (un zombie avec une mitrailleuse à la place du bras) en revenant tout droit à ces clichés, mais se couchait lamentablement, par manque d'ambition et d'imagination.

Ces manques cruels refont surface dans Rave to the Grave, mais aggravés dans de telles proportions que le côté nanar ressort magnifié. Il faut dire que le film relève un curieux défi: mettre dix fois plus de zombies avec le même budget. Pour cela, il suffit d'éliminer la classique base militaire, de limiter les accessoires aux barils déjà utilisés la fois d'avant, de faire jouer toujours le même air (téléchargé n'importe où) durant toutes les scènes, de ne pas remplacer les vitres brisées, au risque de créer des erreurs de continuité, d'éliminer le directeur de casting en engageant n'importe quel acteur, de faire croire aux filles qu'elles deviendront célèbres en se montrant les seins et de payer tout le monde avec de fausses pilules de drogue.

Ha! J'allais oublier: en tournant la scène avec Peter Coyote à la fin, pour pouvoir plier bagage et déménager avant d'avoir à le payer.

Le concept de base est génial : le gaz qui transforme les gens en zombies depuis le début de la franchise est un dérivé de l'extasy, et des jeunes vont en vendre à plein en prévision d'un rave, où tout le monde, ou à peu près, se transformera en zombie, on le devine. C'est brillant: de un, c'est scientifiquement débile, de deux, c'est totalement incohérent avec tout le reste de la série, de trois, ça permet de glisser une morale à deux balles dans le film (la drôgueu, c'est leu mâââl). En plus, voir le dj (qui crie yo! sans arrêt, signe que personne dans la distribution n'a jamais mis les pieds dans un rave), être tout épaté parce que prendre la substance (curieusement devenu liquide) lui fait de l'effet pendant CINQ minutes vaut à tout seul le prix de la location.

Les effets comiques sont très second degré. Mais attention: second degré parce que qui est comique, ce n'est pas l'humour du film, mais bien de penser que quelqu'un, quelque part, à pensé que c'était du l'humour fin.

En effet, nos zombies sont, comme toujurs, avides de cerveaux. Hors, voilà, pour enrichir la thématique (attention à la catastrophe), les adolescents transformés en zombies se jettent sur ce qui peut tenir lieu de cerveau, selon les victimes. Attaquant l'équide de cheerleaders, ils bouferont les fesses (toujours en criant «cerveau!») Se jettant sur les sportifs, ce sera les biceps. Etc.

Hé! Hé!

La rave comme telle est aussi distrayante. Signe des productions minables gérées par des boutonneux impopulaires qui ont peur de sortir de chez eux, les raves sont une représentation fantasmée sans rapport avec la réalité:
1. Le DJ parle sans arrêt (et il n'y en a qu'un, toujours le même d'un rave à l'autre).
2. On y boit comme des trous.
3. Les filles y montrent leurs seins.
4. On peut très bien y tenir une conversation normale.

Et les agents d'Interpol sont les plus ridicules que j'aie vus depuis Clash of the Ninjas.

http://fr.youtube.com/watch?v=xlMC8Wv-n40