7/31/2007

Et on repart

Non, décidément, l'été est trop beau pour HeII. J'ai beau avoir écrit quelques pages convaincantes et une intrigue générale qui me plaît bien, je n'arrive pas à me mettre dedans. J'ai donc commencé à écrire la suite de «La Condamnée». C'est tout de suite plus fluide.

Le temps que je passe à travailler sur «Britannia», la partie de jeu de rôle que j'anime encore ce soir nuit certainement à mon travail d'écriture. Et il y a aussi toute la guérilla qui m'oppose à mon colocataire dès qu'il y a une facture qui rentre. Dès que j'aurai encore déménagé (une troisième fois en un peu plus d'un an), je devrais être un peu plus tranquille (quoi que plus pauvre). J'essaie de colmater cett5e fuite dans mon inspiration en faisant de la recherche historique pour un autre projet, que je couve depuis une quinzaine d'année, mais là encore, panne sèche. Il n'y a guère que «La Condamnée» et sa suite qui me tiennent devant mon clavier.

Parlant de suite, elle semble bien partie pour être semblable au premier tome: pleine de personnages disparates, de retours en arrière et de violence.

Heureusement, mon boulot est tout ce qu'il y a de reposant.

J'ai eu l'occasion de regarder quelques films de vampires assez médiocres. À bientôt donc pour des avis divertissants ;)

7/21/2007

Pauvre jean Rollin

Semaine chargée en émotions et en cinéma. Deux premières, rien de moins, avec à la clef un appel à la bombe et la présence presque énorme de Jean Rollin.

Le festival Fantasia, à part une présence envahissante de l'impérialisme anglo-saxon, c'est aussi un public de fans du médiocre bien senti, assumé, inspiré. Le chef de file du genre est peut-être bien Jean Rollin, qui a quelques décenies de films de vampire à petit budget, tournés avec une part égale d'amour et de naïveté.

J'ai donc pu voir l'agréable «Frisson des Vampires», film surprenant et pitoresque, où l'abondance de nudité gratuite n'a d'égale que la médiocrité des acteurs et de la mise en scène. Tout de même, il y a du coeur, des vampires adorables, de bonnes idées, une histoire et des erreurs de structure.

Je me suis déplacé le lendemain pour la projection, en première mondiale, de «La Nuit des Horloges», son dernier film, tourné avec un œil plus aguerri mais tout aussi affecté par un enthousiasme juvénile. C'est un film plus personnel, où le cinéaste parle d'abord de lui. Il y rassemble les acteurs et les personnages qui ont ornés son parcours cahoteux dans le monde des passionnés du genre. Hélas, sa beauté et son charme ne rachètent pas sa redondance et ses longueurs.

Tout de même, quelques applaudissements bien sentis on dû réchauffer le cœur de ce presque cinéaste modeste et chaleureux, si souvent conspué. Allez, Jean, ressère un peu le montage. Tu n'as pas perdu de fan dans tout égarement. Perdus dans la même forêt que toi, ils finiront bien par recroiser ta route.

7/01/2007

Début de ma trente-quatrième année

Me voici à la fin de ma première semaine de vacances. J’ai célébré jeudi mon anniversaire; me voilà plus âgé d’une autre année.

Alors que j’avais prévu passer la semaine à faire avancer HeII, je l’ai surtout utilisée à regarder la télé et désaouler. Le beau temps m’enlève toute envie de me plonger dans une atmosphère lourde et déprimante. Je vais peut-être me mettre à l’écriture d’un roman de plage, avec des zombies surfeurs et des vampires qui se font bronzer à la lumière de la lune.

Mon coloc ne paie peut-être pas les factures et le loyer (si tu lis ces lignes, cesse de trouver des explications, je ne les crois plus), il m'incite néanmoins, par son exemple en écriture forçonnée, à m’activer un peu. Écrire quelque chose, n'importe quoi.

La semaine qui s’ouvre au bureau promet d’être mouvementée: une semaine de retard à cause des vacances, une augmentation à demander (c’est la première fois que je devrai en demander une) et des structures à changer, afin de rendre le département plus efficace, mais sans en parler au superviseur, qui tenterais de nous en empêcher pour prouver son utilité.