5/31/2007

La glace me brûle

La glace me brûle.

Je vis environné de cette glace, et les gens ne me voient plus qu’à travers elle. Elle m’emprisonne, trouble mon sommeil, empèse ma solitude. Lorsque je me déplace, c’est en traînant cette forteresse avec moi. Elle pousse l’audace jusqu’à s’immiscer en moi, saisir mon estomac et le serrer dans ses mains de glace. Puis, d’une des griffes aiguës qui les garnissent, elle chatouille mon cœur, menaçante, pendant que celui-ci se débat, tente de sortir de cette cage d’os qui ne lui offre qu’une protection illusoire.

Je ne peux dire quels moments je redoute le plus, entre celui où, pressé de toute part par cette glace brûlante, je reste debout, à moitié étouffé et incapable de penser à autre chose qu’à toi, ou celui où, comme se détachant tout à coup de l’effroyable banquise de tous les amours, je suis secoué jusqu’aux larmes, souffrant au point de n’arriver à le dire.

Devant toi, pourtant, toute cette glace chauffe encore plus, au point de fondre et de libérer mon corps avide de ce répit. J’ai beau t’aimer à cœur rompre, je n’ai besoin de rien d’autre que cela: ta présence, et ce soulagement.

5/27/2007

La boule à zéro

Au début, j'avais un peu l'impression d'être devenu le sosie de Charlie Brown.

Après presque vingt ans à porter les cheveux longs, j'ai pris la décision (un peu angoissante) de me faire tout raser. La calvitie faisait patiement son travail de sappe, j'en avait un peu marre de voir l'édifice s'écrouler. Alors pouf!

C'est curieux de voir comme la coupe de cheveux peut changer quelqu'un. En revenant de chez l'amie qui a fait le sale boulot, [ ;) ] je me sentais presque étranger à la musique que j'écoutais. Comme si le fait de ne plus avoir de cheveux m'empêcherais d'écouter Sisters of Mercy (t'en fait pas Alex, je crois que c'est curable). Curieux, d'autant plus que je viens d'adopter la coupe d'Eldritch :)

Autre constatation: je croyais que je ferais encore plus peur au gens, mais c'est clairement le contraire. Avant, les gens s'écartaient spontané.ment de mon chemin. Les femmes attendaient que je sois sorti de l'ascenceur pour indiquer leur étage. Si, d'aventure, j'étais de mauvais humeur, c'était la folie, je me faisait l'impression d'être un lion parmis les antilopes (j'exagère à peine). Le crâne rasé n'allait certainement pas diminuer cet état de fait... Et bien si. Je me fais bousculer dans la rue et dans le métro et les filles, même accompagnées, me jettent des regards appuyés. J'ai commencé à remarqué les rasés comme moi. Il y a en un paquet. Je viens d'entrer de plein pied dans le fahion statement de l'heure. Je me glisse dans la conformité.

Mais bon, ça me va bien, je trouve, et c'est tout ce qui compte ;)

HeII (titre de travail) avance trèèès doucement.

5/19/2007

The Thirst - Ou comment rater un film avec plein de sang

Je ne crois pas que mes avis cinématographiques soient très intéressant ni particulièrement pertinents. Il n'y a que deux raisons selon moi de parler d'un film sur un blogue: pour le recommander ou le déconseiller.

J'ai eu le malheur de tomber sur The Thirst cette semaine. C'était un film d'horreur à budget médiocre, principalement avec des acteurs de la télé, au classement 18+ pour horreur et érotisme, avec pour sujet les vampires et la sempiternelle soif de sang. Bref, rien pour m'arrêter.

Il y a des séries B qui n'ont rien, il faut le dire. Malgré des litres de faux sang et des centaines de paires de seins, ce film n'a rien. Dialogiues improbables, scénario crétin qui s'enlise dans les illogisme, massacres sans le moindre style aussi plats que possibles, et dénouement à se taper la tête sur les murs. Une heure et demie de pure souffrance cinématographique. Vous aimez le série B? Alors pas touche. Vous aimez le grand cinéma? Faut même pas toucher la pochette. Rien là dedans, même pas de quoi susciter un sourire.

Puisque le titre est surutilisé, je vous donne le lien vers la page imdb :

http://french.imdb.com/title/tt0490527/

5/11/2007

Ambiance printanières

Quelques jours de soleil consécutifs ont permis aux arbres de faire éclater leurs bourgeons. Ma rue grise a pris un peu de couleur, les environs de mon quartier, que je découvre à peine, sont devenus splendides, et les gens sont visiblement plus heureux, plus détendus. Malgré les statistiques affirmant que notre hiver a, encore une fois, été taper dans les recors de chaleur, le sentiment général était que la grisaille morne avait assez duré. J'ai donc pu faire connaissance avec une douce inconnue, fumeuse et grise, j'ai nommé : le smog.

Je ne m'ennuie pas nécessairement des buissons de lilas qui, à Sherbrooke, se dressent partout, dans les quartier les plus chics comme les plus glauques, mais j'ai du mal à comprendre que les citadins arrivent à supporter ce condensé toxique qui brûle la gorge et pique les yeux.

Nouvelle idée de nouvelle cette semaine. Une histoire d'amour entre un écrivain et un archiviste. Les personnages se sont imposés à moi avec tellement de force que je n'aurai pas trop le choix de leur céder toute la place ce weekend. L'Enfer attendra.

Un salut spécial à Marie-Hélène, de qui je ne reçois pas souvent de coucou, mais qui est toujours fidèle. Nous nous rencontrerons un jour, je te le jure ;)