10/30/2006

L'accomodement raisonnable

Voici un lien vers un article intéressant du blogue de François Parenteau (que je découvre à l'instant). On y discute avec fraîcheur du principe mal imé d'accomodement raisonnable.

http://www.voir.ca/blogue/billet.aspx?iIDBillet=3271&iIDBlogue=17

10/28/2006

Dernier chapitre!

Me voici enfin arrivé au dernier chapitre! Celui-ci devrait être relaitevement court, aussi j'aurai peut-être terminé la première mouture avant novembre!

10/17/2006

Pourquoi si peu de goths chrétiens

Tiens, j’ai redécouvert un post que j’avais posté sur le forum gothique de Montréal, en réponse à quelqu’un qui se demandait pourquoi il y avait si peu de goths chrétiens.

ATTENTION: LE TEXTE QUI SUIT EST DU BARATIN INTELLECTUEL AUQUEL JE NE CROIS QU'À MOITIÉ

Pour ma part, je crois que la culture goth et le christianisme sont difficilement compatibles, mais pas nécessairement pour les raisons que l'on croit.

Il faut bien dire que les clichés bêtes goths=satanistes sont la plupart du temps faux (parfois moins, surtout avec l'afflux de très jeunes goths en recherches d'identité venus à la «culture» par le dark metal). Pas de lézard donc de ce côté.

D'un autre côté, une grande partie de l'imagerie classique de la culture goth (croix, cimetières, églises, chandeliers, décorations chargées etc.) vient de la religion crétienne. En fait, tout ce qui ne vient pas de la pure phase «post punk» ou de la plus récente phase «cyber punk» du mouvement vient à peu près de là. Moi-même, agnostique fanatique, je me balade le plus souvent avec une croix. La tradition chrétienne est pleine d'éléments romantiques largement pillés par la culture gothique (encens, culte du sang, culte de la mort comme passage vers la vie éternelle, techniques de piercing dangereuses). Donc, pas de contradiction ici, au contraire.

L'ennui vient donc de deux autres points, un peu moins évidents.

1. Le conformisme

La plupart des gens qui adhèrent à une sous culture le font soit parce qu'ils ne se sentent pas bien dans le «main stream» (les négatifs), soit parce que ils s'identifie davantage à cette sous-culture ou s'y sentent mieux (les positifs). Dans un cas comme dans l'autre, ils le font par rejet du conformisme classique, et parfois par pur anti-conformisme.

Je vous arrête tout de suite, bande de petits rigolos qui allez dire «les goths sont hyper conformistes, ils s'habilent tous en noir». Je répondrai ceci : ouais, bon, disons que si s'habiller de manière à se faire traiter de «vampire» ou de «Marilyn Manson» dans la rue (je en fais que citer des cas vécus), c'est du conformisme, alors je concéderai que c'est du conformisme «ligth». C'est comme de la bière ligth; c'est de la bière, mais pas vraiment.

Vous me suivez?

On continue.

La religion, quand à elle, et tout particulièrement le christianisme, c'est le contraire absolu. C'est la forme la plus achevée du conformisme. Tout un tas de gens obligés de penser exactement la même chose (Jésus nous aime, il est mort pour nos péchés, Jean-Paul II était un type super, et bla bla bla). Les rites, c'est pire: les mêmes prières, les mêmes chansons, scandées en même temps. Et tout ça touche des questions importantes, comme le sens de la vie, la création du monde, la mort. Sur tout ça, défense d'avoir la moindre opinion. Quand on entre dans les communautés religieuses, ça devient pire.

2. La lucidité

Ne parlons pas de lucidité dans le sens de «capacité à voir la réalité», ce serait franchement ridicule dans le cas de plusieurs goth et prétentieux dans le cas des autres. Je parle de lucidité dans le sens de «ne pouvoir fermer ses yeux face à la vérité».

Que celui qui m'a lu jusqu'au bout me lance la première pierre.

Le monde, disons-le tout net, n'est pas un endroit très jojo. Il y a vraiment de quoi déprimer (ou se suicider pour les gens plus énergiques). L'horreur de la fiction n'est qu'une douce rêverie presque féérique devant les déchaînements dont les hommes sont capables, parfois juste à notre porte. Que font les gens ordinaires pour survivre à ça? Le plus simplement du monde, ils détournent le regard. Il n'ont pas la lucidité dont je parlais plus haut.

Ceux qui ne peuvent détourner le regard, que font-ils? Là encore, deux catégories: il y a ceux qui s'impliquent (les militants) et ceux qui se retirent tout simplement de ce monde pourri pour aller dans un autre monde, plus joli et harmonieux (les sous-cultures).

Les goths, comme tous les autres, forment un petit monde à part. Quand ils voient l'horreur du monde, ils ne l'ignorent pas, mais s'en dissocient. Chez les goths, pas de carnages ou de génocides (et tout cas, pas depuis que «goth» est un terme qui désigne un type tout en noir). Personne ne peut reprocher aux goths le réchauffement climatique ou la fin dans le monde.

Par opposition, et même s'il y a plein de religieux militants (que je tiens à saluer), je ne crois pas qu'il y aie de religieux vraiment «lucide». De un, la religion est un moyen de détourner les yeux de la vérité (bon, pour les croyants que j'ai froissés, dites-vous que je ne parlais pas de VOTRE religion, mais des 10000 autres qui sont nécessairement dans l'erreur). De deux, face à une vérité trop dure, le religieux a une parade toute trouvée qui lui permet d'éviter de devenir goth : Dieu et son foutu amour. Dix mille personnes meurent de faim? Une petite larme, une prière, et hop! Tout ce petit monde va au paradis, où il sera heureux le reste de l'éternité. À ce compte, un génocide c'est un grand acte de miséricorde.

Alors, avec une réponse pareille, pourquoi aller se cacher dans une sous-culture, devenir goth et se faire traiter À LA FOIS de grenouille de bénitier et de sataniste?

206 + 225 + 237

C’est le compte actuel des pages écrites dans ce roman. Il y a donc un total de 668 pages. Terminé, il ira certainement tourner dans les 700 pages. Pour bien faire, il faudrait qu’il en dure... 300.

C’est bien entendu impossible,mais j’ai hâte de repasser aux révisions pour voir ce que je pourrai faire.

Depuis que j’ai le sentiment de toucher au but, tout me semble soudain plus clair. Je sais exactement, me semble-t-il, ce que je dois couper. Nous verrons si ça ira aussi bien plus tard.

10/11/2006

Plus que deux chapitres

Voilà, j’en suis, grâce à deux presque nuits blanches, à mon avant-dernier chapitre.

Des combats sinistres, des trahisons, des actes épiques suivis de fuites lâches et d’autre trahisons, pour finir par un acte d’abnégation totale, ou de folie vengeresse, selon votre point de vue.

Le prochain chapitre sera assez fourni...

10/02/2006

Un nouveau chapitre

Dans un moment d’inspiration, je suis parvenu à terminer un des chapitres les plus importants de mon livre. Mon objectif irréaliste de finir le roman avant le mois d'octobre ne s'est peut-être pas réalisé, mais je suis très heureux des quelques lignes (deux pages, tout au plus), que je suis pavenu à écrire ce soir.

La mort d’un des personnages redonne de la résonance à son rôle dans l’histoire, et met en valeur la dimension proprement maudite du héros, forcé de se détruire afin d’échaper à la culpabilité.