9/25/2006

Semaine agréable et mouvementée. Aujourd'hui est une agréable journée d’automne.

J'ai assisté à toutes les projections du festival du court métrage de Sherbrooke. Est-ce cela qui m'a inspiré? J'ai rempli quatre feuilles d'idées pour deux nouvelles histoires, qui viendront compléter mon recueil de nouvelles. Les idées me paraissent excellentes, reste à voir comment se passera l’écriture.

9/19/2006

Marer Arar et la GRC

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Un peu hors sujet ici, mais tout ce qui concerne les violations flagrantes des droits de l'homme dans mon «beau pays» me touche énormément. Nous avons perdu beaucoup à suivre les États-Uniens dans leur paranoïa. Mais l'espoir subsite. Je vous recommande de lire l'article complet.

Le juge O'Connor recommande de dédommager Maher Arar

Hélène Buzzetti
Édition du mardi 19 septembre 2006

Mots clés : Québec (province), Canada (Pays), Terrorisme, Justice, arar, grc, juge o'connor

Ottawa -- En définitive, l'erreur de Maher Arar aura été de marcher un peu trop longtemps sous la pluie. Sa balade suspecte lui a valu d'être étiqueté à tort par la GRC comme un «extrémiste islamiste» dans une requête destinée aux autorités américaines. Cette conclusion hâtive, sans aucun fondement de la part de la Gendarmerie royale du Canada, a conduit le Canadien jusque dans les geôles syriennes où il a croupi près d'un an.

9/17/2006

La musique est une part importante de l'inspiration. J'écris généralement avec un fond musical. Certains personnages sont même directement inspirés de chansons.

J'ai lu la semaine dernière que certains écrivains joignent des trames sonores à leurs romans. Je ne suis donc pas le seul à travailler ainsi...

J'ai composé une petite liste des chansons qui ont inspiré des personnages ou des scènes, celles qui sont citées en tête de chapitre ou tout simplement celles que j'écoute le plus souvent. En voici une petite liste, mais je suis certain d'en oublier plusieurs...

1. Dark Wings, Within Temptation
2. Cassandra, The Crüxshadows
3. Like tears In Rain, Covenant
4. Sally's Song, London After Midnight
5. Into My Arms, Deine Laikaien
6. Absentee, Kirlian Camera
7. Wreath of Barbs, Wumpscutt

Deux jours perdus

J'ai passé deux jours à écrire une scène que je m'apprête à éliminer. Inutile, lourde, encombrante. Moin objectif de terminer le livfre à la fin de ce mois me mets en panne. Je vais donc écrire directement les scènes clé, que je possède pleinement, puis entâmer le travail de révision. Dès que les ponts auront été placés entre les différentes pièces, je pourrai le soumettre aux lecteurs privilégiés.

Durant ce temps, je ne cesse d'avoir des idées nouvelles concernant les suites et l'épaisseur du mythe. Ces idées me permetront peut-être, si je parviens à me les approprier dans un tout cohérent, de donner de la cohérence et de la profondeur à ce premier roman. Peut-être aussi à l'amincir, en permettant de communiquer en quelques mots des notions que je cherchais à tâtons dans des scènes interminables.

9/12/2006

9/04/2006

Vampire: du monde rural au mythe urbain

Le mythe du vampire remonte à des temps très reculés. Il incarnait, dans les croyances des Européens de l'est, une menace sérieuse. Les vampires pouvaient boire le lait des vaches et le tarrir, attacher les vaches entre elles par la queue et s'amusait à les exicter, ce qui faisait tourner leur lait.

La peur de l'agriculteur n'est pas la même que celle du citadin. L'agriculteur vit dans une relative solitude, où les humains qu'il fréquente ont un visage connu. Ce sont très souvent des membres de sa famille. Durant les gros coups d'ouvrage, ils pouvaient collaborer, ou engager les fils du voisin. Le village était une unité presque autonome, une machine fonctionnant à merveille et dont chaque partie connaissait parfaitement son rôle. En revanche, l'homme urbain fréquente un milieu où l'humain est principalement un inconnu. Il ne sait rien de la vie des millions de gens qui l'entourent, ni leur travail, ni leurs rêves.

Dans ce contexte, on comprend que la peur est différente pour le type rural (en particulier celui du moyen-âge) et pour le type urbain moderne. L'agriculteur ne craint pas son voisin. Il craint ce qui peut le blesser, l'atteindre. Il craint le mauvais temps, l'incendie de ses biens, la maladie de son bétail, la grêle, la mauvaise santé de ses enfants. Le travail physique et la présence d'une vaste nature indomptée, d'où surgit régulièrement les animaux nuisibles. le vampire, ennemi formidable mais relativement facile à vaincre, permets de cristaliser ces peurs et de dompter, en imagination, les éléments contre lesquels il ne peut rien. Un retard dans la corruption du corps et le caractère impressionnant de l'exorcisme forcent la fascination.

Dracula raconte l'établissement du vampire du milieu rural au milieu urbain. Dans le cas du célèbre comte, cet établissement est plutôt raté. D'autres, comme le vampyre de Polidori, réussissent mieux leur intégration. Le récit de Poidori est proprement terrifiant à cause de la position délicate du narrateur, qui veut sauver sa soeur mais doit assister, impuissant, à sa corruption et à sa mort. Le vampire est devenu un corrupteur des moeurs, dans la pudique Angleterre victorienne.

Le vampire a changé de visage. Il devient chez Anne Rice et Poppy Z Brite une sorte de décadent permanent et souvent violent. Lestat prend et donne la vie, agit en guide et en voyou, jusqu'à devenir absurdement puissant. Il ne cause aucune peur. Il est l'incarnation du fantasme, celui de la liberté, de l'indépendance, de la richesse, de la puissance et de l'éternelle jeunesse. C'est sans doute la raison pour laquelle il vieillit si mal.

Le vampire moderne est devenu le personnage auquel les gens veulent s'identifier. Il n'a plus rien de monstrueux, et les écrivains complaisants l'ont débarrassé de la plupart de ses anciennes tares, devenues ridicules aux yeux des citadins modernes. Absurdes, ces recettes de grand-mères afin de protéger son troupeau et le sang de ses enfants. Le comte Dracula est mort, mais il ne faut plus, désormais, qu'on puisse l'avoir aussi facilement, avec des croix et des hosties. Le film de Coppola a achevé de faire de Dracula le vampire romantique par excellence, à tel point que son invention de l'amour immortel avec Mina Harker est déjà entrée dans l'imagination populaire.

Il n'y a qu'à lire les nouvelles qui rampent un peu partout sur la toile, écritent par des adolescent plus ou moins attardés. Le même shéma repris mille fois: je suis minable, moins que rien. Je croise une personne du sexe opposé, c'est un super vampire. Il fait de moi son amant et nous régnons ensemble sur la n uit pour l'éternité.

Lestat n'inspire aucune crainte. On ne craint pas son propre fantasme. Pour provoquer la peur, le vampire moderne doit se refuser, devenir une sorte d'élite à laquelle le lecteur voudrait avoir accès, sans en être nécessairement capable. On encore, est-il possible que la race des vampires devienne moins forte, moins tentante? Quelle catastrophe! C'est là-dessus que repose l'effet de «La Condamnée». La peur que les vampires romantiques (Clarimonde et Éduard), forts (Jugg et Rodrigue) ou troublés (Édouard encore, Michel) soient submergés par un type nouveau de vampires, les Inquisiteurs, oposés à tout ce qui rend les vampires si séduisants.
Me voilà à Montréal, au deuxième jour de mon expédition au weekend fétiche. L'ambiance est tristonette, puisque ma copine et quatre de mes amis m'ont fait faux bond. J'écris ces lignes en attendant de recharger mon ordinateur. Dès que ce sera fait, je pourrai aller faire ce dont je rê^ve depuis des années: aller écrire dans un café :)) Le cliché parfait de l'écrivain, c'est moi maintenant.

En l'absence de ma copine, j'ai connu la semaine la plus productive depuis longtemps, et j'ai encore rajouté dix pages pendant le rajet en autobus. J'ai maintenant mon ordi bien en main, et je sens que mes performances vont exploser désormais! Quelques belles pages ont été écrites dernièrement, et je me demande si ne parviendrai pas à boucler la première version de ce livre avant la fin de ce mois... Ce serait bien. Il ne resterait pus qu'à trouver des beta testeurs motivés ;) Je fréquente trop les forums mac, depuis quelqes temps :))